Fukushima le couvercle du soleil : La critique

Date : 28 / 02 / 2019 à 11h30
Sources :

Unification


Fukushima le couvercle du soleil est un bon film revenant sur les événements tragiques ayant frappés la région de Fukushima au Japon le 11 mars 2011.

Il s’agit néanmoins d’une fiction qui a un parti-pris et qui ne montre pas tous les événements ayant eu lieu. Le scénario de Takashi Hasegawa présente très bien les défaillances humaines qui sont responsables de la catastrophe. Le raz-de-marée ne pouvait être évité, mais ce sont bien les choix humains qui ont conduit à la pire catastrophe du nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.

Le spectateur se retrouve projeté dès les premiers jours de ces tragiques événements. Il découvre de près le fonctionnement de la cellule de crise menée par le Premier ministre, Naoto Kan, qui depuis est devenu un fervent militant anti-nucléaire.

Le fonctionnement de la société japonaise diffère beaucoup de la nôtre. Il est d’ailleurs triste d’y découvrir que l’intégration des femmes à un certain niveau de responsabilité est pire que celle que l’on avait en France à la même époque. L’aréopage se pressant autour du Premier Ministre étant quasiment exclusivement masculin. Tout comme la quasi-totalité de la rédaction dans laquelle évolue le journaliste qui est le principal protagoniste du récit.

C’est à travers les découvertes de ce dernier que l’on entraperçoit l’ampleur de la catastrophe. Alors que l’on ne peut rester que atterré devant le manque de communication de la société Tepco, gestionnaire privé de la centrale nucléaire de Fukushima.

Futoshi Sato met en scène sobrement, et en grande partie chronologiquement, son récit glaçant. Il donne quelques indices concernant la condition de vie locale. Par exemple dans une brève séquence évoquant la désinformation régnant envers les Japonais alors que les entreprises étrangères rapatriaient ses employés. Une chape de silence qui n’est pas plus évoquée, mais qui est bien représentative d’un système dans lequel on ne doit pas perdre la face et garder sa dignité.

Un élément permettant aussi d’expliquer le comportement du journaliste politique pris au cœur de l’affaire et qui s’éloigne de ceux des journalistes français.

Les acteurs sont très bons et incarnent avec aisance certains de vrais protagonistes de l’époque. On ressent parfaitement leurs frustrations et on reste édifié devant les choix de certains. Kunihiko Mitamura en Premier ministre et Yukiya Kitamura en journaliste pugnace, sont très véridiques dans leurs rôles délicats.

De plus, le long métrage fait un bel hommage aux hommes de l’entreprise qui ont sacrifié leur santé pour éviter une explosion de la centrale, et dont l’exposition majeure à des radiations, assumée volontairement, devraient leur coûter très cher dans les années à venir. Un beau témoignage montrant que le courage désintéressé de certaines personnes a permis au Japon d’éviter une catastrophe rendant plus de la moitié du pays inhabitable...

Fukushima le couvercle du soleil est un film très intéressant à voir et une charge violente contre le nucléaire. S’il montre parfaitement les défaillances humaines, il reste une fiction qui ne décrit pas précisément tout ce qui s’est passé. Nucléaire ou pas nucléaire, la question reste entière et continue de diviser fortement. Le Japon, après avoir arrêté presque toutes ses centrales, en a rouvert la plupart qui sont toujours en fonctionnement actuellement.

Tragique et horrifiant.

IA

Fukushima le couvercle du soleil est le récit tendu d’une catastrophe qui a fait couler beaucoup d’encre et malheureusement gravement pollué la planète.
Cette version fictive de l’histoire est la base idéale pour illustrer les nombreux débats qui en ont suivi.

Plutôt bien réalisé, le film évoque les faits au plus près de la réalité. Un véritable défi, quand on sait l’énorme travail de documentation.

Pour la fluidité de son scénario, l’auteur a créé le personnage du journaliste qui fait le lien entre toutes les données rapportées. Les personnages qui l’entourent sont pour beaucoup authentiques, s’agissant de la gestion de crise, aux niveaux politique et industriel.

Sa femme et son enfant au loin, un jeune ouvrier de la centrale et sa famille, ancrent le propos dans une réalité plus humaine.
L’interprétation est sobre et efficace. La mise en scène rigoureuse. On se croirait presque dans une télé-réalité par moment.

C’est parfois un peu long et fastidieux, mais interroge évidemment.
Et incite donc au débat.

Utile.

DB

SYNOPSIS

Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. L’équipe du Premier ministre, Naoto Kan, tente de faire face à cette situation. Que s’est-il passé réellement à la résidence du Premier ministre au moment de la pire crise de l’histoire du pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 30
 Titre original : Taiyô No Futa
 Date de sortie : 06/03/2019
 Réalisateur : Futoshi Sato
 Scénariste : Takashi Hasegawa
 Interprètes : Yukiya Kitamura, Kunihiko Mitamura, Yoshihiko Hakamada, Yuri Nakamura, Tomohiro Kaku, Shima Ohnishi, Yû Kamio, Sota Aoyama, Daikichi Sugawara
 Photographie : Yukio Komiya
 Montage : Yukako Kobayashi
 Musique : Mickie Yoshino
 Costumes : Eiji Takahashi
 Décors : Satoshi Ohta
 Producteur : Tamiyoshi Tachibana, Kaoru Ohtsuka pour Iconic
 Distributeur : Destiny Films

LIENS

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Fukushima le couvercle du soleil


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