La permission : La critique

Date : 21 / 11 / 2018 à 09h30
Sources :

Unification


La permission est un très bon film iranien inspiré de faits réels montrant la quête de plus en plus désespérée d’une femme pour obtenir le consentement de son mari afin de pouvoir voyager à l’étranger.

Cette dernière, capitaine de l’équipe féminine iranienne de futsal, doit aller à l’étranger pour jouer la finale de la Coupe d’Asie des nations. Mais dans son pays, son mari, même si elle est en instance de divorce avec lui, a le droit de lui refuser la sortie du territoire.

Le scénario du réalisateur Soheil Beiraghi montre bien les méandres administratif enfermant les femmes dans leur condition. Ainsi, une séparation ne peut être actée que si un homme donne son consentement. Les bonnes mœurs prédominent sur le talent et le sport. Les femmes ont des droits, mais la société patriarcale de l’Iran ne cesse de les renvoyer à leur place.

Le réalisateur, en racontant une histoire se basant sur les athlètes, artistes, et même politiciennes, qui restent enfermées dans leur pays, dénonce des faits d’actualité en espérant qu’une ouverture se fasse dans ce domaine. En 2018, il semblerait d’ailleurs que la loi tende à s’adoucir pour que les femmes, qui pour des raisons professionnelles doivent aller à l’étranger, puisse passer outre cette permission.

L’œuvre n’est pas seulement une étude sociologique et un magnifique portrait de femme. Elle se teinte de thriller emportant le spectateur dans des rebondissements captant toujours l’attention.

La mise en scène de Soheil Beiraghi est très bonne et ce dernier filme magnifiquement son actrice principale, notamment dans sa voiture lui servant à la fois de havre de paix et de refuge.

Les comédiens sont très bons. La prestation intense et captivante de Baran Kosari en femme déterminé est impressionnante. Amir Jadidi est formidable en mari, star de télévision locale, voulant garder sa femme auprès de lui.

Le récit permet d’ailleurs de s’immiscer dans les méandres de la télévision iranienne et aborde aussi les instances sportives du pays qui privilégient la tenue des jeunes filles à leurs capacités sportives.

La permission est un film passionnant et instructif permettant de découvrir avec effarement la condition actuelle des femmes dans un pays empreint d’une certaine modernité. Outre l’aspect dénonciateur du long métrage, c’est avant tout le combat acharné d’une femme passionnée, parfaitement interprétée, qui est raconté et tient en haleine les spectateurs.

Réussi et édifiant.

SYNOPSIS

D’après une histoire vraie.
Afrooz est la capitaine de l’équipe féminine de futsal en Iran. Après 11 ans de travail acharné, son rêve devient réalité : l’Iran est en finale de la Coupe d’Asie des nations.
Mais au moment d’embarquer pour la Malaisie, elle apprend que son mari lui interdit de sortir du territoire. En Iran, une femme doit obtenir l’autorisation de son mari pour pouvoir voyager.
Afrooz doit alors réussir à convaincre son mari de la laisser partir, par tous les moyens…

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 28
 Titre original : Aragh-e Sard
 Date de sortie : 28/11/2018
 Réalisateur : Soheil Beiraghi
 Scénariste : Soheil Beiraghi
 Interprètes : Baran Kosari, Amir Jadidi, Sahar Dowlatshahi, Leili Rashidi, Hoda Zeinolabedin, Abbas Moosavi, Maryam Sarmadi
 Photographie : Farshad Mohammadi
 Montage : Bahram Dehghani, Mohammad Najarian
 Musique : Karen Homayoonfar
 Producteur : Soheil Beiraghi, Mehdi Davari
 Distributeur : Sophie Dulac Distribution

LIENS

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