Under the Silver Lake : La critique

Date : 02 / 08 / 2018 à 09h30
Sources :

Unification


Après le remarquable It Follows que je trouve l’un des films d’horreur les plus intéressants de ces dernières années, j’attendais beaucoup du film noir du réalisateur David Robert Mitchell. Aussi, ma déception a été grande, non pas vis-à-vis des qualités de mise en scène de ce dernier, toujours aussi bonnes, mais de son scénario.

On suit en effet les tribulations d’un homme étrange essayant de retrouver sa voisine disparue. À cette histoire principale, se mélange de nombreux mystères s’entrecroisant, souvent pénétrés par divers fantasmes et cauchemars fait par le personnage principal.

Navigant principalement dans le Los Angeles glamour, l’enquête du héros devient rapidement fastidieuse et certaines révélations laissent de marbre. En effet, les 2h20 du film érodent l’attention et les surprises ne sont pas assez choquantes ou surprenantes pour raviver une flamme d’intérêt.

Le long métrage est une ode à la pop culture et une œuvre qui fera crier de bonheur les cinéphiles très avertis. Des références innombrables aux années 70 et 80 se nichent partout dans le film, aussi invisible qu’un autocollant ou incontournable tel un objet important faisant parti de l’intrigue.

David Robert Mitchell s’amuse à emmener le spectateur sur de nombreuses fausses pistes et utilise plusieurs éléments, soient issus de la pop culture, soient créés de toutes pièces, pour faire avancer l’enquête du personnage principal.

Ainsi de faux indices en rebondissements improbables, il faut rester concentré sur un jeu de piste grandeur nature apportant beaucoup de brides de solutions, mais ne les liant jamais vraiment.

Cela permet à l’œuvre d’avoir un gros potentiel de visionnage. La seule question étant de savoir si on a vraiment envie de le revoir. Car autant, cela est vrai pour l’excellent Mulholland Drive qui partage des similitudes avec le récit, autant cela l’est nettement moins pour un film peu captivant.

Les acteurs sont bons et Andrew Garfield, omniprésent à l’écran, campe avec justesse un homme ambigu essayant de comprendre ce qui se passe dans son entourage.

La photographie de Mike Gioulakis est très belle, tout comme le soin apporté aux accessoires et divers objets.

Quant à la bande originale de Disasterpeace, elle est vraiment réussie, très sympathique, et participe pleinement à l’intrigue.

Under the Silver Lake est un film qui a de grandes qualités, mais qui devient progressivement ennuyeux au fil du récit. Cette visite d’un Los Angeles noir au milieu de la jet-set à la quête de légendes urbaines est parfois lassante. Malgré d’intéressantes références à la pop culture et une belle mise en scène, le manque d’empathie ressenti pour les personnages donne peu d’envie de découvrir les ressorts d’une histoire finalement peu dévoilés.

Nul doute que le dernier long métrage de David Robert Mitchell divisera les spectateurs entre ceux qui l’apprécieront énormément, et ceux qui n’accrocherons pas. À vous de vous faire votre jugement.

Visuellement léché et peu palpitant.

SYNOPSIS

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 2 h 19
 Titre original : Under the Silver Lake
 Date de sortie : 08/08/2018
 Réalisateur : David Robert Mitchell
 Scénariste : David Robert Mitchell
 Interprètes : Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace, Callie Hernandez, Don McManus, Jeremy Bobb, Riki Lindhome, Zosia Mamet
 Photographie : Mike Gioulakis
 Montage : Julio C. Perez
 Musique : Disasterpeace
 Costumes : Caroline Eselin-Schaefer
 Décors : Michael Perry
 Producteur : Michael De Luca, Chris Bender, Jake Weiner, Adele Romanski, David Robert Mitchell pour Michael De Luca Productions, Good Fear, Pastel
 Distributeur : Le Pacte

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Under the Silver Lake


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