Laissez bronzer les cadavres : La critique

Date : 13 / 10 / 2017 à 10h45
Sources :

Unification


Laissez bronzer les cadavres est le dernier long métrage du duo de réalisateurs Hélène Cattet et Bruno Forzani qui est l’adaptation du polar noir éponyme de Jean-Pierre Bastid et Jean-Patrick Manchette.

Si le scénario est plus étoffé que celui de leurs films précédents, il converge les mêmes qualités : une photographie superbe, des séquences oniriques, de l’érotisme et une progression souvent envoûtante.

Ainsi, si vous aimez les artistes, ces derniers se surpassent dans leur dernier opus. Néanmoins, l’œuvre ne plaira pas à tous et est réservée à un public vraiment averti.

Il faut rentrer dans le film pour l’apprécier, sinon ce dernier deviendra pénible à suivre, tant les personnages ne sont pas attachants, l’action parfois rebutante et les messages amoraux.

Toutefois, il s’agit vraiment d’un long métrage noir présentant une ferme isolée dans laquelle des malfrats se réfugient après avoir braqué un fourgon plein d’or. Mais évidemment, la quiétude des lieux est troublée par l’arrivée de la police et bientôt ce lieu perdu deviendra le centre d’affrontements croisés alors que chacun essaye de sauver sa peau et de s’enrichir.

La mise en scène est incroyable et les plans sont parfois de véritables œuvres d’art où rien n’est laissé au hasard. De temps en temps, la fantasmagorie s’invite au cœur de la réalité et permet de visualiser des séquences étonnantes, inventives et troublantes.

Le casting est impeccable et chacun a su s’approprier son personnage, certes caricatural, mais allant bien dans une histoire sombre, désabusée et violente. Il faut signaler l’excellente prestation de Elina Löwensohn en artiste peintre se riant de la mort et fantasme de beaucoup d’hommes.

La photographie de Manu Dacosse est sublime. Que les lieux soient sombres et étriqués, écrasés en plein soleil ou masqués par la nuit, la ferme se pare d’une intensité visuelle impressionnante.

Le montage de Bernard Beets est très bon et permet de suivre tous les événements se déroulant dans ce huit clos anxiogène, d’autant que ces derniers ne sont pas forcément chronologiques et peuvent apporter plusieurs points de vue différents.

Laissez bronzer les cadavres est un film qui sera vraiment clivant entre ceux qui vont le trouver génial et d’autres qui le détesteront. Personnellement, je ne l’ai pas beaucoup apprécié, mais c’est une œuvre remarquable qu’il faut vraiment saluer. C’est clairement un long métrage à part montrant la puissance du cinéma quand le 7ème art s’éloigne des chemins classiques qu’il emprunte quasiment constamment ces dernières années.

En découvrant ce véritable ovni qui ne peut laisser indifférent, on comprend pourquoi tant de grands réalisateurs et artistes sont fans du travail d’Hélène Cattet et Bruno Forzani. Il est clairement différent et inspirant.

Original et perturbant.

SYNOPSIS

La Méditerranée, l’été : une mer d’azur, un soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande ! Ils ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises et deux flics vont contrecarrer leur plan : ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer en un véritable champ de bataille… impitoyable et hallucinatoire !

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 30
 Titre original : Laissez bronzer les cadavres
 Date de sortie : 18/10/2017
 Réalisateur : Hélène Cattet, Bruno Forzani
 Scénariste : Hélène Cattet, Bruno Forzani d’après l’œuvre de Jean-Pierre Bastid, Jean-Patrick Manchette
 Interprètes : Elina Löwensohn, Stéphane Ferrara, Hervé Sogne, Bernie Bonvoisin, Pierre Nisse, Marc Barbé, Michelangelo Marchese
 Photographie : Manu Dacosse
 Montage : Bernard Beets
 Décors : Alina Santos
 Producteur : Eve Commenge, François Cognard pour Anonymes Films
 Distributeur : Shellac

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Laissez bronzer les cadavres


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