Little Boy : La critique

Date : 09 / 05 / 2017 à 10h00
Sources :

Unification


Little Boy est un très beau et émouvant film sur la volonté d’un petit garçon américain de faire revenir son père de la deuxième Guerre Mondiale.

En effet, suite à l’engagement des États-Unis dans la guerre et le fait que le fils aîné de la famille soit déclaré inapte, le père de famille s’engage dans l’armée, mais est rapidement fait prisonnier sans que personne ne sache s’il est vivant.

Le film cadet, surnommé Little boy, car c’est un petit garçon pour son âge, se met en tête qu’en réalisant une liste de bonnes actions, il pourra voir son vœu exaucé et ainsi faire revenir son père à la maison.

C’est donc à un très beau long métrage auquel on assiste et malgré la thématique sympathique, l’histoire n’est pas toujours blanche et généreuse. En effet, le personnage principal est embêté par tous les enfants à cause de sa taille et il va devoir devenir ami avec un japonais âgé vivant sur le sol américain depuis 40 ans et considéré par un ennemi par la quasi-totalité des gens du village.

De plus, on peut voir les dégâts de la guerre à travers quelques passages dont ceux concernant le père pris au milieu des combats où les morts sont nombreux.

Néanmoins, très vite, on se prend au jeu du gamin et on espère qu’il réussisse ses bonnes actions alors que la nature elle-même semble se plier à sa volonté inflexible.

Une telle générosité et un si grand acharnement fait chaud au cœur et montre que le comportement d’un seul individu peut influer en bien de nombreuses autres personnes.

Le jeune Jakob Salvati est prodigieux. Il est vraiment très impressionnant et rayonne complètement sur le film. Son étonnant duo avec Cary-Hiroyuki Tagawa fonctionne à merveille et dépasse les clichés du maître et de l’élève ou du père et de son fils. L’une des séquences finales est d’ailleurs une parfaite représentation de la puissance du lien qui les lie.

Les autres acteurs sont très bons, tant Emily Watson en mère courage, que Michael Rapaport en père aimant, David Henrie en frère en colère ou Tom Wilkinson en prêtre sympathique.

Alejandro Monteverde met en scène une très belle œuvre dans laquelle se mélange avec bonheur des éléments de l’enfance, l’imagination du jeune héros, des séquences de guerre et une tranche de vie des années 40.

Andrew Cadelago maîtrise une très belle photographie qui rend le long métrage lumineux et fort agréable à regarder alors que la belle musique de Stephan Altman et Mark Foster se marie fort bien avec les images que l’on voit.

Il faut saluer la qualité du montage de Fernando Villena qui mélange différents passages de façon très fluide donnant une bien belle dynamique à un film qui a de nombreuses qualités.

Little Boy est un très beau long métrage parlant de l’enfance, du rêve et de la volonté d’une très émouvante façon. Avec un jeune acteur lumineux, une histoire poignante qui donne à réfléchir et une réalisation bien menée, ce film fait un grand bien, tant au cœur qu’à l’âme.

Brillant et délicat.

SYNOPSIS

Alors que son père vient de partir pour la Deuxième guerre mondiale, Pepper, petit garçon de huit ans, reste inconsolable. Avec la naïveté de son âge, il est prêt à tout pour faire revenir son père coûte que coûte…

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 46
 Titre original : Little Boy
 Réalisateur : Alejandro Monteverde
 Scénariste : Alejandro Monteverde, Pepe Portillo
 Interprètes : Jakob Salvati, Emily Watson, Cary-Hiroyuki Tagawa, Michael Rapaport, Eduardo Verastegui, Tom Wilkinson, David Henrie, Ben Chaplin, Eddie Driscoll
 Photographie : Andrew Cadelago
 Montage : Fernando Villena
 Musique : Stephan Altman, Mark Foster
 Costumes : Laura Jean Shannon
 Décors : Bernardo Trujillo
 Producteur : Alejandro Monteverde, Leo Severino pour Metanoia Films, Santa Fé Films
 Distributeur : Saje Distribution

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