Fais de beaux rêves : La critique
Massimo a perdu sa mère, enfant, sans que son entourage lui explique réellement ce qui c’était passé. Cette tragédie ne va jamais le quitter. Fais de beaux rêves est adapté d’un roman autobiographique de Massimo Gramellin qui a connu un grand succès en Italie.
Le film de Marco Bellocchio explore les souffrances intimes d’une personne : celle de la perte et celle du non-dit. Le film fait d’incessants aller-retour entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte du principal protagoniste montrant ainsi les impacts de ce drame tout au long de sa vie. Massimo n’a jamais su officiellement ce qui c’était passé la nuit de la disparition de sa mère et finira par le découvrir. Pourtant, ce n’est pas un film à suspense, la révélation de la fin n’aura rien de surprenant pour un grand nombre de spectateurs. L’intrigue est basée sur les émotions, les comportements de Massimo face à tout cela. Dans ce contexte émotif, les spectateurs seront aussi confrontés à une scène très drôle contrastant avec l’atmosphère générale du film.
L’image est belle, sobre. Le rythme est lent et s’étend ainsi sur plus de deux heures. Certains moments peuvent sembler un peu long, un peu inutile aussi parfois.
Marco Bellocchio livre une œuvre toute en nuance centrée sur les émotions d’un être en souffrance portée par une excellente interprétation.
SYNOPSIS
Turin, 1969.
Massimo, un jeune garçon de neuf ans, perd sa mère dans des circonstances mystérieuses. Quelques jours après, son père le conduit auprès d’un prêtre qui lui explique qu’elle est désormais au Paradis. Massimo refuse d’accepter cette disparition brutale.
Année 1990.
Massimo est devenu un journaliste accompli, mais son passé le hante. Alors qu’il doit vendre l’appartement de ses parents, les blessures de son enfance tournent à l’obsession…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2 h 14
– Titre original : Fai bei sogni
– Date de sortie : 28/12/2016
– Réalisateur : Marco Bellocchio
– Scénariste : Massimo Gramellin, Valia Santella
– Interprètes : Valerio Mastandrea, Bérénice Bejo, Guido Caprino,Fabrizio Gifuni,Barbara Ronchi
– Photographie : Daniele Ciprì
– Montage : Francesca Calvelli
– Musique : Carlo Crivelli
– Costumes : Ina Arnautalic
– Décors : Lily Pungitore
– Producteur : Beppe Caschetto, IBC Movie, Kavac Film
– Distributeur : Ad Vitam
LIENS
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