Le Fondateur : La critique
Le Fondateur, The Founder dans le texte, c’est ici Ray Kroc, qui symbolise, à lui tout seul ce serait suffisant, le "rêve américain". De réussite et de grandeur.
À l’instar d’un Walt Disney, ou d’un Henry Ford, Kroc est un "self-made man", celui qui a des idées. Qui se fait tout seul, enfin presque... car dans le cas décrit, il lui manquait le nom... il l’a tout simplement... volé.
C’est un résumé peut-être un peu sarcastique, mais juste, de la carrière de ce génie de la finance, qui a su faire fructifier au-delà de leurs espérances, le concept des deux frères Mc Donald.
Passés d’humbles propriétaires d’un petit "comptoir à hamburgers" à enseigne de la plus grosse franchise de restauration rapide du monde, ils n’en demandaient pas tant. Et surtout, ils ne s’attendaient pas à être ainsi spoliés de leur nom. Quoique méfiants au départ... On a évidemment une pensée émue pour eux.
Michael Keaton est, comme d’habitude, parfait. J’avoue, j’adore cet acteur !
Passé maître dans l’art d’interpréter le pire des mégalos.
J’adore les comédiens qui n’hésitent pas à jouer les "méchants". Avec ce brin de folie, qui fait, que quoi qu’il fasse, on n’arrive pas à détester le personnage. Pourtant, pas très reluisant, il faut bien le reconnaître.
Mais, si la force du film repose bien sur son interprétation, le reste du casting est largement à la hauteur ! La mise en scène est vive et rythmée, on est littéralement embarqués dans l’aventure.
Voilà qui va remettre les pendules à l’heure, pour ceux qui ne connaissaient pas l’histoire de McDo. Le film est très bien fait. Le scénario bien construit.
Ni vraiment à charge, ni à décharge, il montre bien les faits, explique clairement le processus, sans pour autant se noyer dans les détails techniques. Et laisse le spectateur juge du comportement de ce "fondateur"...
Les deux heures passent très vite. On ne s’ennuie pas un instant.
La reconstitution est top. Un bon film.
Personnellement, je me suis régalée... même si du coup," j’ai pas trop eu envie d’aller manger un hamburger" en sortant...
À savourer, sans modération.
DB
The Founder est un film très intéressant sur la création de « l’empire » McDonald et la façon dont un homme, Ray Kroc, a réussi à franchiser avec succès la technique Speedee Service System d’un petit restaurant familial.
L’histoire débute dans les années 50 aux États-Unis lorsqu’un vendeur de machine à milk-shake découvre un petit restaurant tenu par deux frères, Richard et Maurice McDonald, qui délivre des hamburgers et des frites en 30 secondes. Ce dernier va franchiser leur technique de préparation rapide basée sur la répartition des tâches avec leur accord.
Le scénario suit l’histoire de cet homme déterminé qui vise plusieurs centaines de restaurants ouverts, recherche le profit, et va devenir, grâce à sa propre histoire qu’il réécrit, le fondateur des McDonald. Une mentalité à des années-lumière de celle des deux frères souhaitant ce qu’il y a de mieux pour leurs employés et recherchant la qualité pour leurs clients.
La reconstitution des années 50 est bien faite et on se croit projeté au siècle précédent. La mise en scène de John Lee Hancock retrace chronologiquement le succès de cet homme visionnaire qui a su exploiter la période et une idée géniale pour construire un organisme nourrissant actuellement chaque jour 1 % de la population mondiale, d’après le film.
Mickael Keaton est d’ailleurs excellent en Ray Kroc. Il apporte une certaine sympathie au personnage qui, s’il est un représentant parfait du rêve américain, n’en est pas moins un homme peu attachant.
Le reste du casting est aussi très bon et campe des personnages ayant existé avec une certaine délicatesse qu’auraient sans doute appréciée ceux qu’ils incarnent.
Le long métrage est très propre et palpitant à suivre, bien que le fondateur soit présenté d’une façon un peu trop gentille au vu des actes qu’il a fait et dont on découvre les rebondissements parfois palpitants dans l’histoire.
The Founder est une œuvre intéressante à découvrir parlant non seulement d’un homme qui a réussi à se hisser par ses propres moyens en haut de la société américaine, mais aussi de la saga d’un empire de la restauration rapide. C’est aussi un film qui donne de fort intéressantes leçons d’économie et de management.
Avec un casting impeccable, une réalisation efficace et une histoire formidable montrant que la réalité peut dépasser la fiction, il est impossible de s’ennuyer durant les deux heures du film.
Édifiant et saisissant.
IA
SYNOPSIS
Dans les années 50, Ray Kroc rencontre les frères McDonald qui tiennent un restaurant de burgers en Californie. Bluffé par leur concept, Ray leur propose de franchiser la marque et va s’en emparer pour bâtir l’empire que l’on connaît aujourd’hui.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 55
– Titre original : The Founder
– Date de sortie : 28/12/2016
– Réalisateur : John Lee Hancock
– Scénariste : Robert D. Siegel
– Interprètes : Michael Keaton, Linda Cardellini, Patrick Wilson, Nick Offerman, Laura Dern, John Carroll Lynch, B.J. Novak, Griff Furst
– Photographie : John Schwartzman
– Montage : Robert Frazen
– Musique : Carter Burwell
– Costumes : Daniel Orlandi
– Décors : Michael Corenblith
– Producteur : Don Handfield, Jeremy Renner, Aaron Ryder pour The Combine, FilmNation Entertainment
– Distributeur : EuropaCorp Distribution
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