La fabuleuse Gilly Hopkins : La critique
La fabuleuse Gilly Hopkins (ou Gilly Hopkins et la grande baleine, le curieux titre français de l’œuvre) est la très bonne adaptation cinématographique éponyme du livre primé de Katherine Paterson. C’est d’ailleurs le fils de l’auteur qui en est le réalisateur, et après une légère réactualisation de l’histoire (les éléments la datant dans les années 70 ont été réécrits ou supprimés), il a réussi à garder l’esprit de l’œuvre de papier. Seule la fin diffère quelque peu, celle du film allant plus loin que la conclusion du livre.
Ce roman est l’un des livres jeunesse les plus lu aux États-Unis, c’est aussi un de ceux qui est interdit dans certaines écoles. En effet cette jeune Gilly Hopkins est une fille très brillante qui utilise le système et essaye de le détourner à son profit. Le regard qu’elle porte sur certaines choses, notamment les familles d’accueil et l’éducation scolaire, est acerbe et de temps en temps irrévérencieux.
L’histoire tourne donc autour de cette jeune fille, sa nouvelle famille d’accueil, et les personnes qu’elle rencontre dans cette nouvelle vie qui commence pour elle. Des individus divers ayant chacun leurs caractères et qui permettront à cette dernière de faire la paix avec elle et le monde, et d’ouvrir son cœur à l’amour.
Si la réalisation est soignée et qu’un grand soin a été porté à l’environnement aux costumes et décors, c’est vraiment l’immense qualité des acteurs qui donne une si belle âme au film.
Car c’est un casting 5 étoiles qui a été recruté pour le long métrage avec une magnifique Kathy Bates que l’on voit trop rarement sur grand écran.
Cette dernière incarne une tutrice chaleureuse et bienveillante et son grand talent éclate dans ce personnage attachant qui encaisse toutes les humeurs de sa nouvelle pupille avec un véritable flegme.
Glenn Close est aussi très bonne dans le rôle de cette grand-mère qui débarque par inadvertance dans la vie de Gilly Hopkins. Elle donne une belle épaisseur à une femme un peu perdue qui essaye de mener sa vie malgré tout.
Octavia Spencer est une formidable institutrice, de celle qu’on rêverait d’avoir. Une femme brillante, sévère mais juste qui sait faire passer la passion des études et trouve un magnifique écho en Gilly elle-même.
Mais les autres acteurs sont tous bien trouvés et sont la parfaite incarnation humaine des personnages de papier. Seule l’assistante sociale est devenue un homme dans le film.
Mais c’est vraiment une grande Sophie Nélisse qui incarne Gilly Hopkins. Une jeune actrice éblouissante qu’on reverra sans aucun doute dans d’autres films. Elle a un talent et une luminosité naturelle qui sert à merveille son personnage. Après avoir déjà eu un certain nombre de prix malgré sa jeune carrière, cette dernière a un magnifique avenir cinématographique qui s’offre à elle.
La fabuleuse Gilly Hopkins est un très beau film. Avec des personnages attachants et non manichéens, une belle histoire qui est loin d’être entièrement rose et des répliques savoureuses, c’est une histoire intemporelle sur les idées préconçues, la famille et l’amour qui se déroule sous nos yeux.
Un film qui fait chaud au cœur et permet de découvrir une galerie haute en couleur de merveilleux acteurs.
Rafraîchissant !
SYNOPSIS
Depuis qu’elle a été abandonnée bébé par sa mère, Gilly Hopkins, 12 ans et au caractère bien trempé a épuisé une à une ses familles d’accueil. Assistant social, institutrice, copine de classe, familles d’accueil : Gilly n’a besoin de personne et elle le fait savoir. Mais son arrivée chez Maime Trotter, chaleureuse et bienveillante, va peut-être tout changer pour Gilly…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 39
– Titre original : The Great Gilly Hopkins
– Date de sortie : 24/02/2016
– Réalisateur : Stephen Herek
– Scénariste : David Paterson d’après l’œuvre de Katherine Paterson
– Interprètes : Sophie Nélisse, Kathy Bates, Glenn Close, Bill Cobbs, Octavia Spencer, Julia Stiles, Clare Foley, Zachary Hernandez
– Photographie : David M. Dunlap
– Montage : David Leonard
– Musique : Mark Isham
– Costumes : Meghan Kasperlik
– Décors : Ola Maslik
– Producteur : Brian Kennedy, William Teitler, John Paterson, David Paterson pour Arcady Bay Entertainment
– Distributeur : Chrysalis Films
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