Le chant d’une île : La critique

Date : 09 / 10 / 2015 à 10h17
Sources :

Unification


Le chant d’une île est un film documentaire qui a été tourné à l’aube de l’an 2000. Si une première version de 55 minutes a été livrée en 2003 pour la télévision portugaise, c’est une version director’s cut à laquelle nous avons le droit, « libérée de toute contrainte » selon Joaquim Pinto l’un des réalisateurs du film. Ce manque de contraintes justement, m’a empêché de rentrer dans le film. En effet, les réalisateurs ont cherché à jouer sur plusieurs tableaux pour alimenter leurs propos, ce qui m’a donné l’impression de quelque chose de très décousu.

Le film est tout d’abord une chronique familiale où l’on suit le parcours d’une famille de pêcheurs habitant Rabo de Peixe, une île des Açores. Cependant, au fil de l’histoire, les personnages se multiplient et on a du mal à définir clairement qui sont les protagonistes, ce qui a créé chez moi une distanciation par rapport à ce qu’ils vivent, et a fini par me couper de toute émotion. Et pourtant, les conditions harassantes de pêche qui nous sont montrées, sont là pour nous rappeler, si besoin est, à quel point être pêcheur est difficile. On voit donc de nombreuses techniques de pêche artisanale, certaines étant en voie de disparition. Le problème est que les séquences de pêche deviennent très vite répétitives. Je pense que mon manque d’intérêt lors de ces séquences est en grande partie due au tournage en caméra numérique qui ne valorise pas suffisamment le travail des pêcheurs. J’ai également trouvé la photographie assez sombre, voire sinistre.

A ceci s’ajoute une réflexion philosophique pointue sur la vie et notre Monde, parfois en totale dissonance avec ce qu’il y a l’écran, ce qui a créé à de nombreuses reprises chez moi un sentiment de confusion. Enfin, le film devient à certains moments une sorte de journal de vacances des réalisateurs avec des diaporama photos qui semblent totalement éloignés du sujet principal du film. Pourquoi ne pas avoir mis davantage en avant, contrairement à ce qui est annoncé dans le synopsis, le danger de la pêche industrielle qui est en train d’épuiser les ressources. Pourquoi a-t-il fallut attendre dans les dernières minutes du film pour que cela soit évoqué. N’était ce pas quelque part le sujet principal du film que de montrer les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les habitants de l’île ?

Deux motifs de satisfaction cependant : la bande originale du film, hétéroclite et très plaisante à écouter, et l’histoire de certains habitants, notamment celle du pêcheur qui ne sait pas nager. Néanmoins, comme vous l’aurez compris, je suis loin d’avoir été totalement satisfait par ce film, même s’il n’en est pas moins un témoignage précieux, rare et essentiel sur le mode de vie des habitants d’une île, qui semblent à la fois si éloignés de nous et pourtant au cœur même de la mondialisation.

SYNOPSIS

A l’échelle planétaire, la pêche industrielle épuise les océans. Rabo de Peixe, petit village des Açores où la pêche artisanale a longtemps constitué la principale activité économique, est en difficulté. Pedro, jeune patron de pêche, doit faire face aux périls inhérents à la vie des travailleurs de la mer. Pendant deux années entières, ce film raconte sa détermination, et celle de son équipage, à rester libres.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 43
 Titre original : Rabo de Peixe
 Date de sortie : 21/10/2015
 Réalisateurs : Joaquim Pinto, Nuno Leonel
 Scénaristes : Joaquim Pinto, Nuno Leonel
 Interprètes : Inconnus
 Photographie : Joaquim Pinto, Nuno Leonel
 Producteurs : Instituto do Cinema, Audiovisual e Multimédia (ICAM)
 Distributeur : Norte Distribution

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Le chant d'une île


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