
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill : La critique
SYNOPSIS
Une petite ville de province. Les années 70. Jean a 6 ans, il fait sa rentrée à la grande école. Quand la maîtresse demande à chaque enfant la profession de son père et de sa mère, Jean réalise qu’il n’est pas comme les autres, s’inquiète et invente une réponse : "ma maman est secrétaire". En fait, elle est tout le temps en voyage sa maman, alors elle envoie des cartes postales à Michèle. Cette petite voisine, qui sait déjà lire, les lit à Jean et celui-ci se prend à rêver. A moins que la réalité ne soit toute autre. Et ça, entre septembre et Noël de cette année-là, Jean commence tout juste à le comprendre...
NOTRE AVIS
On aimerait plus souvent avoir à nouveau six ans. Et quand on voit ce film, plus que jamais !
Ne vous en faîtes pas, vous pouvez "rester grand" si vous voulez, car ce film est bien pour tout public. Et les parents qui emmèneront leur progéniture le voir, prendront à coup sûr, autant de plaisir que leur chérubin.
Une "madeleine de Proust" pour certains, dont l’enfance s’est déroulée à cette époque... des années soixante-dix, admirablement reconstituée.
Indéniablement, familier à tous, parce que l’enfance traverse "les âges", je veux dire "les temps" avec une sorte de perpétuité. "Les générations passent, l’enfance demeure"... Et chaque adulte, devenu parent ou pas, dès qu’il voit un enfant, se retrouve en lui, l’espace d’un instant.
Une sensation ici admirablement illustrée.
Ce qui arrive à notre "petit indien" est triste, mais malheureusement affreusement banal... mais lui, ne l’est pas. Jean s’invente un univers entre rêve et réalité qui lui rend la vie plus douce. Et nous ravit, de fait.
C’est un très joli conte sur l’absence, très bien raconté, avec émotion mais sans jamais verser dans le pathos. Bien au contraire. Tout cela est traité de la manière la plus positive dont on peut aborder le sujet.
C’est familier pour les sensations décrites et les images sont savoureuses. Autant que les personnages, sinon caricaturés, au moins "au costard taillé sur mesure"... du "méchant petit camarade" (qu’on a tous eu à l’école), au "papa un peu dépassé par l’absence de sa compagne" (qui fait ce qu’il peut mais dont le chagrin retombe immanquablement sur ses enfants), en passant par la "gentille nounou", les "grands parents grognons" et les diverses personnes qui composent une famille et l’environnement d’un enfant de cet âge.
Des tas de personnages que Jean réinventent pour donner à sa vie un sens. Une bonne raison d’aller de l’avant.
Des aventures "à la ville" comme "à l’imaginaire", dans lesquelles Jean plonge avec délice, ou crainte, c’est selon.
C’est frais, enjoué, plein de bonnes intentions. On se laisse couler dans la nostalgie de sa propre enfance et c’est parfaitement assumé, côté auteurs, comme côté public.
Un véritable petit bijou. Une animation fluide et agréable à l’oeil, des acteurs conquis par leur texte qui donnent à l’ensemble le relief escompté.
Le film parfait à partager en famille.
C’est les vacances, c’est le moment !
Adorable.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 15
– Date de sortie : 23 octobre 2013
– Titre original : Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffallo Bill
– Réalisateurs : Marc Boreal, Thibaut Chatel
– Scénariste : Jean Regnaud d’après la bande dessinée de Jean Regnaud et Emile Bravo
– Acteurs (voix) : Marc Lavoine, Julie Depardieu, Tom Trouffier
– Directeur artistique : Pascal Valdès
– Musique : Fabrice Aboulker
– Interprète (chansons du film) : Marc Lavoine
– Producteur : Label Anim
– Distributeur : Gebeka Films
LIENS
– Lien vers site officiel du film
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– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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