
Ne m’oublie pas : la critique
SYNOPSIS
Septuagénaires paisibles vivant non loin de Hambourg, Gretel et Malte ont vécu les années soixante de manière très engagée – au point d’être fichés et surveillés par les autorités suisses, à l’époque où Malte enseignait à l’université. Couple indépendant, ils s’autorisaient par ailleurs ouvertement des aventures extra-conjugales tout en menant une vie de famille ordinaire et unie, forte de trois enfants !
Jusqu’au jour où, le soir du réveillon de Noël, Gretel sert en guise de repas une simple soupe et oublie les cadeaux… David, le benjamin, décide alors de faire un film pour faire durer les souvenirs le plus longtemps possible…
NOTRE AVIS
A travers une expérience personnelle et familiale, on découvre un problème plus général et un souci de santé qui peut toucher n’importe qui. On se sent concerné, sachant qu’on pourrait un jour être confronté à la maladie, en tant que malade, ou en tant que famille.
Un tableau sans complaisance, tourné avec une émotion contenue. Et qui présente efficacement la situation de la famille confrontée au changement inéluctable de l’un de ses piliers. Une épreuve partagée pour mieux informer :
« C’était en fait très pragmatique » explique le réalisateur,
« Lorsque mon père s’est retrouvé avec cette tâche titanesque d’avoir à prendre soin de ma mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, j’ai voulu aider. D’où la conséquence logique : si je fais un film de l’histoire de ma mère, alors j’aurais assez de temps et d’énergie pour m’en occuper. Ceci bien entendu sous la condition expresse que ma famille soit d’accord et que cette expérience s’avère positive pour mes parents. Et en l’occurrence, nous nous sommes aperçus que, du fait du tournage, ma mère redoublait d’énergie et que mon père se prêtait plus volontiers aux tâches quotidiennes. »
Un film optimiste et en dépit du sujet relativement grave, agréable à suivre.
Il y a une vie, même dans la maladie. Et les protagonistes sont vraiment sympathiques. Et s’ils inspirent quelque compassion, jamais en tous cas on oserait les prendre en pitié.
Un film souverain, édifiant et courageux.
A voir.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 28
– Date de sortie : 25 septembre 2013
– Titre original : Vergiss mein nicht
– Réalisateur, Scénariste : David Sieveking
– Acteurs : Gretel Sieveking, Malte Sieveking, Margarete Sieveking
– Directeur photo : Adrian Stähli
– Monteuse : Catrin Vogt
– Musique : Jessica de Rooij
– Producteur : Lichtblick, Farbfilm
– Distributeur : Dissidenz Films
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
PORTFOLIO
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