
Inch’Allah : la critique
SYNOPSIS
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Dans la clinique de fortune d’un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, une jeune obstétricienne québécoise, accompagne les femmes enceintes, sous la supervision de Michaël, un médecin d’origine française.
Entre les checkpoints et le Mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent : Rand, une patiente pour laquelle Chloé développe une profonde affection ; Faysal, le frère aîné de Rand, résistant passionné ; Safi, le cadet de la famille, enfant brisé par la guerre qui rêve de voler au-delà des frontières ; et Ava, jeune militaire, voisine de palier de l’appartement de Chloé en Israël.
Cette rencontre entraîne Chloé dans une aventure de l’intime comme du territoire. Une aventure où elle perd ses repères, se déracine, chute. Certains voyages bouleversent et transforment. Certains voyagent font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch’Allah est de ces voyages-là.
NOTRE AVIS
"Tombée en amour" de la Palestine, Anaïs Barbeau-Lavalette nous livre un film plaidoyer pour la paix dans cette partie du monde déchirée par une guerre sans fin. On pourra lui reprocher dans chacun des camps de "se mêler de ce qui ne la regarde pas", elle répondra toujours que la paix est l’affaire de tous.
A l’instar de son personnage Chloé, qui ne juge pas vraiment, mais se laisse gagnée par l’affection envers les personnes, la réalisatrice cherche à montrer assez crument, quel est le sort de ces gens, "parqués derrière un mur".
Venue dans ce pays pour tourner un documentaire, Si j’avais un chapeau, dans un camp de réfugiés, avec des enfants, elle a "reçu comme un appel".
Attirée par le paradoxe délirant qui définit cette contrée, "Un mélange d’amour/haine, de fascination et de confrontation."
" J’ai décidé d’y retourner pour une plus longue période. J’y ai étudié la politique et l’arabe. Je m’y suis fait des amis. Mon séjour n’a pas été simple. J’ai été ébranlée à plusieurs reprises, particulièrement comme femme. Plusieurs fois je me suis demandée ce que je faisais là. Dans une société aux antipodes de ce qui me définit dans ma chair, dans mon âme : la liberté." explique-t-elle.
Force est de constater que ce lieu et ceux qui y vivent font l’expérience d’une triste réalité.
Le film est admirable sur le plan technique. On a rien à lui reprocher. Le malaise vient justement de là. On s’y croirait. Et on n’a pas spécialement envie d’y être. Un cinéma vérité qui fait craindre d’éprouver, de toucher le sujet, de trop près...
La violence des sentiments et des actes, tournés de façon documentaire, peut effectivement choquer.
Louable et édifiant.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 41
– Date de sortie : 03 avril 2013
– Titre original : Inch’Allah
– Réalisateur : Anaïs Barbeau-Lavalette
– Scénaristes : Anaïs Barbeau-Lavalette, Valérie Beaugrand-Champagne
– Acteurs : Evelyne Brochu, Sabrina Ouazani, Sivan Levy
– Directeur photo : Philippe Lavalette
– Costumes : Sophie Lefebvre
– Musique : Lévon Minassian
– Producteur : Micro Scope Media
– Distributeur : Happiness Distribution
LIENS
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– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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