
Leçon d’écriture
NuqneH !
Voici en quelques mots le processus intellectuel qui pré-domine à l’accouchement – sans péridurale – d’une chronique. Que ceux qui ont des doutes sur le côté intellectuel de ces chroniques sortent immédiatement !
Non, je ne vais pas vous faire un cours d’orthographe, mais vous soumettre une réflexion de mon pauvre cerveau malade sur le boulot d’écriture de chroniques telles que les miennes…
D’abord, il faut se décider à poser ses petits doigts boudinés sur le clavier. C’est déjà dur. Puis trouver un sujet. Encore plus dur : vous en avez la preuve quand vous voyez la quantité de déchet de mes "œuvres" pourtant issues d’un génie méconnu – et qui risque de le rester longtemps…
Une fois le sujet – ou le semblant de sujet – trouvé, il faut voir comment le traiter. Mode sérieux, humoristique, tristounet, gueulatoire, etc.
Pas évident, mais on s’y fait. Et une fois décidé le style, rédiger la "chôôôse"…
C’est là que le premier neurone se met en marche en s’éveillant. Il s’étire, et en faisant cela, réveille un deuxième qui râle. Cette mauvaise humeur en réveille un troisième qui à son tour… Ne cherchez pas, je n’ai jamais possédé plus de trois neurones. Et encore quand 50 % n’est pas en grève (oui 50 % de trois, ça fait 1 et ½, mais il y en a un qui n’est jamais vraiment convaincu en cas de contestation).
Lorsque les trois neurones sont enfin en marche, la main recherche le clavier, ainsi que la souris – heureusement que je n’ai pas de chat – pour débuter la rédaction de ces p%@#&s de Chroniques…
Et la souffrance commence, comment exprimer avec des mots ce qui n’est déjà pas clair sous forme d’idées dans mon pauvre cerveau endommagé. Comment vous faire comprendre ce que je veux dire alors que je ne le sais pas moi-même ?
Comment mettre bas ces textes que vous ne lirez bien souvent que d’un œil distrait, en vous disant "ce pauvre bonhomme, voyons un peu ce qu’il a encore déliré aujourd’hui…".
Comment tenter de vous intéresser, vous si occupés par votre boulot, votre famille, vos fesses-de-bouc, twitter et autres…
Je m’en remets à votre pitié, votre goût des causes perdues…
Dur, dur, et c’est pas en dormant que j’y arriverai…
Et comme disait Khaless : "Enfin un moment de lucidité…"
Qapla’
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