Gebo et l’ombre : La critique

Date : 19 / 09 / 2012 à 20h05
Sources :

Source : Unification


SYNOPSIS



Malgré l’âge et la fatigue, Gebo poursuit son activité de comptable pour nourrir sa famille. Il vit avec sa femme, Doroteia, et leur belle-fille, Sofia, mais c’est l’absence de leur fils, João, qui occupe les esprits. Gebo semble cacher quelque chose à son sujet, en particulier à Doroteia, qui vit dans l’attente passionnée de leur enfant. De son côté, Sofia attend également le retour de son mari, tout en le redoutant. De manière soudaine, João réapparaît, tout bascule.

NOTRE AVIS



Ce genre de théâtre filmé pourrait surprendre voire étonner un public plus coutumier des films d’action que de ce type d’expérience. Pour autant, admirablement servi par des interprètes de qualité, qu’on est bien heureux de revoir à l’écran, le concept fait mouche. On aurait tort de s’en priver.


Unité de lieu quasiment, puisque l’intrigue se noue dans le décor minimaliste de la maison de Gebo (toujours aussi talentueux Michael Lonsdale).
Unité de temps, si tant est que celui-ci coule au rythme lent des pensées et des angoisses de personnages en proie au doute et au ressentiment. Tout se passe assez vite en dépit de l’ambiance alanguie de l’attente et de l’espoir déçu.

L’adaptation par Manoel de Oliveira de la pièce de Raul Brandao nous transporte dans un monde quasi surréaliste de simplicité, en prenant le contre-pied de tout ce qui peut se faire actuellement au cinéma. C’est intéressant.

L’histoire porte son lot de morale, tentant de faire réfléchir le spectateur sur le thème de la pauvreté et de l’honnêteté qui ont parfois bien du mal à faire bon ménage. Abordant aussi l’attente douloureuse et surtout déçue du fils « pas si prodigue », le sacrifice et l’abnégation d’un père dans un climat hivernal, sombre et glacé.

Tout cela est plutôt triste, ponctué d’un humour acerbe et magistralement interprété. La photo est excellente. La lumière nostalgique.

Un exercice de style d’un autre temps qui vient percuter les habitudes d’un cinéma de nos jours plus spectaculaire que jamais. Ici, foin des explosions et des poursuites, même si les émotions passent par les mêmes ressorts : criminel et victimes face à leur démons.

Pour les amateurs et curieux du genre.

BANDE ANNONCE





FICHE TECHNIQUE




 Durée du film : 1 h 31
 Date de sortie : 26 septembre 2012
 Titre original : Gebo et l’ombre
 Réalisateur, Scénariste : Manoel de Oliveira
 d’après l’œuvre de : Raul Brandao
 Acteurs : Jeanne Moreau, Claudia Cardinale, Michael Lonsdale
 Directeur photo : Renato Berta
 Décors : Christian Marti
 Costumes : Adélaïde Trêpa
 Ingénieur du son : Henri Maikoff
 Producteur : MACT productions
 Distributeur : Epicentre Films



LIENS


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PORTFOLIO



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