
Tourbillon : La critique
SYNOPSIS
Elle a 81 ans et elle danse encore. Au Brésil, Bastu vit au rythme des fêtes de son village, de la musique traditionnelle, de ses imaginations surréalistes et des rêves qui ont composé sa vie. Un matin, elle découvre son mari décédé dans son sommeil. Malgré le deuil soudain et l’impression de réapparitions incessantes, elle conserve tout son esprit, ses notes d’humour, son envie de s’amuser et de vivre.
NOTRE AVIS
Un cinéma des plus surréalistes. Et c’était la moindre des choses pour suivre les pérégrinations de cette vielle femme, tant au physique qu’au mental.
Un objet cinématographique un peu déroutant, dont on ne sait pas très bien s’il s’agit d’un docu-fiction, ou quoi… Fiction, assument les réalisateurs, mais basée sur la vie de personnages existants… Tourné avec des non professionnels, le film est « rattaché à la réalité de ses acteurs ».
Mais tourné par des techniciens. Helvécio Marins Jr. s’est lancé dans la réalisation de Tourbillon, son premier long métrage, après avoir été récompensé pour plusieurs courts métrages. Clarissa Campolina, spécialisée en arts plastiques et réalisatrice de courts elle aussi, l’a suivi dans l’aventure avec la même envie de faire découvrir au public, une population et un lieu qui les a fascinés tous les deux.
Alors qu’il voyageait beaucoup, Helvécio Marins s’est arrêté un jour de 2003 à Sertão. Sa rencontre avec Bastu et de son mari, encore vivant à l’époque, l’inspire. L’accueil qu’il reçoit de a part des habitants, la confiance qu’ils lui ont témoigné en l’hébergeant et en se livrant à lui, l’ont comme investi du besoin de raconter ce qu’il avait ressenti. Il reviendra plusieurs fois, fera découvrir la région à ses amis. « En 2008, le scénariste Felipe Bragança est venu avec moi pour la première fois. Il a écrit une première version du script en 15 jours. Puis, quelques mois plus tard, Clarissa est entrée dans le projet », raconte le réalisateur.
« Il y a dans ce lieu quelque chose de mystique, magique, fantastique, qui demeure », avoue-t-il.
On ressent toute cette générosité de la démarche dans ce film, hors du temps, qui reste pourtant assez difficile à suivre, en dépit de son indéniable qualité, à la fois philosophique et poétique.
Récompensé à juste titre, Meilleur film au Hollywood Brazilian Film Festival en 2012, Prix Interfilm au Festival de Venise, Prix spécial du Jury au Festival de la Havane et Prix des meilleurs nouveaux réalisateurs au Minneapolis–Saint Paul International Film Festival 2012, il me semble tout de même destiné à un public averti.
Pour les adeptes du "lâcher prise" et du "fantastique quotidien".
Etrange.
BANDE ANNONCE
Tourbillon - Bande annonce from Damned Distribution on Vimeo.
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 28
– Date de sortie : 15 août 2012
– Titre original : Girimunho
– Réalisateur : Helvécio Marins Jr., Clarissa Campolina
– Scénariste : Felipe Bragança
– Acteurs : Maria Sebastiana, Maria Do Boi, Preta
– Décors, Costumes : Thaís de Campos
– Ingénieurs du son : Gustavo Fioravante , O Grivo
– Producteur : Dezenove Som e Imagens Produções
– Distributeur : Damned Distribution
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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