
The League of Extraordinary Gentlemen - Century 2009 : Alan Moore fait de Harry Potter l’Antéchrist dans son nouveau comic
La dernière œuvre de Moore, The League of Extraordinary Gentlemen : Century 2009, a été entourée de secret et emballée de mystère jusqu’à maintenant, mais alors que le livre sort cette semaine, la critique indépendante Laura Sneddon mentionne dans sa revue qu’un des personnages, dépeint comme l’Antéchrist, a pas mal de traits communs avec le garçon qui a vécu.
Nulle part Moore n’utilise les noms "Harry" ou "Potter", mais un train magique caché entre les plate-forme à la gare de King’s Cross, aboutissant à une école magique sont les objets de flashbacks de rage adolescente psychotique, de supplications d’enfants plaidant pour leurs vies, entrecoupé de visions de cadavres décomposés suggère plutôt un lien avec le Garçon Qui a Vécu. Une cicatrice cachée et un mentor appelé Riddle, complètent le tableau.
Ah oui : en plus l’Antéchrist envoie des éclairs avec son cul.
Bon, il est vrai que le nom "Harry Potter" n’apparaît pas dans le livre, même si Tom Riddle est le nom véritable de Lord Voldemort, et que la référence est vraiment dure à rater.
Sneddon ajoute que la description est « un commentaire sur la perceptible dégradation de la société, à la fois dans notre monde et dans le monde fictif... l’originalité est visiblement une denrée rare, alors que nous sommes sans arrêt bombardés des mêmes franchises et des mêmes biographies de célébrités ».
Moore a toujours emprunté des personnages littéraires pour les mettre en scène dans ses propres œuvres et, comme le fait remarquer Comics Beat, il a même eu un personnage original appelé "Harold Potter" dans un de ses livres sorti en 1991, Lost Girls, des années avant la naissance de Harry dans l’appartement de J.K. Rowling.
Une sorte de Harry fait aussi une apparition dans Smax et Top Ten volume 3. Sneddon fait aussi remarquer que la série des Ligues des Gentlemen Extraordinaires est parodique. (Moore) a du respect pour tous les personnages qu’il utilise ou auxquels il fait allusion, exprimant son espoir que les fans verront au-delà de la connexion à Harry Potter pour apprécier l’ensemble.
La question maintenant est : ’est-ce-que Rowling, son éditeur Scholastic, et Warner Bros. Pictures, voient les choses de cette manière ?’ Les trois sont extrêmement protecteurs avec la marque Potter et pourraient bien tester les limites de la loi autorisant les parodies.
Et le fait que la Warner possède les archi-ennemis de Moore, DC Comics n’aidera probablement pas.
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