
Star Trek Voyager Saison 1
Paramount suit la logique et édite, après The Next Generation et Deep Space Nine, le premier coffret DVD du troisième spin-off Star Trek intitulé Voyager, d’après le nom du vaisseau des héros, également un hommage aux grands vaisseaux robotisés de la Conquête Spatiale.
Ce nouveau coffret prend la forme familière des deux séries précédente, soit un solide boîtier plastique dont les moitiés sont liées par deux charnières. Alors que le support des disques de The Next Generation était un dépliant cartonnés, celui de Voyager est, comme celui de DS9, un ensemble de plaques plastiques transparentes liées par un épais adhésif : du solide à défaut d’être esthétique, l’appréciation est donc laissée au goût de chacun.
A la poursuite de partisans du Maquis dans Badlands, l’USS Voyager et le vaisseau Maquis sont envoyés accidentellement à l’autre bout de la galaxie, dans le quadrant Delta. Un calcul terrifiant achève de définir le socle de la galaxie : il faudra à l’équipage désormais mixte Fédération / Maquis soixante dix ans pour revenir dans le quadrant alpha en traversant de nombreuses régions inconnues. Cette première saison tue très vite dans l’œuf une des premières promesses du sujet de base : le temps de trois épisodes et la rivalité entre Fédération et maquis. Au bout de trois épisodes, l’équipage maquis est complètement intégré à celui de Starfleet, le conflit entre les deux se résumant souvent à une remarque acerbe ici ou là.
Le son est à la hauteur des séries précédentes, avec une stéréo surround français très propre et surtout un 5.1 anglais plus dynamique, plus clair (avec moins de basses... que dans DS9). L’image est globalement de bonne qualité, un bon piqué, des couleurs vibrantes, mais une compression parfois trop visibles (les scènes envahies de fumée ne pardonnent pas...). Que ces remarques n’induisent les consommateurs en erreur, même si certaines caractéristiques semblent varier, Voyager saison 1 se situe dans cet intervalle de qualité que Paramount a pris la peine de nous livrer depuis les coffrets TNG.
Nouvelle série, nouveaux menus nous présentant l’USS Voyager sous tous les angles sur des écrans façon Starfleet : très agréable. Les bonus sont construits selon le même modèle que DS9 : un briefing de la saison en cours, présentation d’un ou deux personnages, un documentaire technique et des bonus cachés dont la durée varie de moins d’une minute à trois minutes, moins nombreux cette fois... mais c’est normal, cette saison ne dure exceptionnellement que 16 épisodes. 4 épisodes supplémentaires avaient été filmés mais UPN décidé de les garder pour la saison d’après, ils seront donc dans le deuxième coffret.
Pour compenser les épisodes manquants (d’habitude une saison en compte 26) Paramount a rajouté un DVD supplémentaire avec des bandes-annonces des coffrets Star Trek et surtout deux grands épisodes de la série classique, Arena et The City On The Edge Of Forever (Contretemps en VF). On présume que Paramount a fait cela pour nous mettre l’eau à la bouche : en effet, les coffrets de la série classique doivent sortir lors du deuxième semestre de 2004. A noter que ce disque bonus n’est pas inclus sur le coffret zone 1, seulement dans les coffrets européens.
A remarquer particulièrement : les suppléments classiques incluent un intéressant module sur Star Trek : The Experience, l’attraction construite au casino hôtel Las Vegas Hilton. Et surtout, Paramount nous dévoile les bouts d’essai de Geneviève Bujold, grande actrice de composition, qui se rendit compte au bout des trois premiers jours de tournage que le rythme d’une série de télévision n’était pas fait pour elle. Et on se rend compte qu’avec Bujold, Star Trek Voyager serait devenu un objet télévisuel complètement différent ! Immanquable !
Eric Saussine
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.
















