
Star Trek DS9 Saison 3
L’équipage de la station Deep Space Nine revient dans sa troisième année en meilleure forme que dans ses deux premières années, le meilleur restant à venir. Néanmoins que d’excellentes surprises au niveau des personnages, toujours fonctionnels, toujours dans leur rôle cadré, y compris en ce qui concerne leur utilité dramatique, mais bien plus fouillés... plus subtils en fait ! Certains retiennent l’attention tels le capitaine Sisko, qui prend de l’assurance, et surtout son fils Jake, joué par un Cirroc Lofton à l’aisance impressionnante. Le docteur Bashir commencent à prendre une consistance bienvenue et dans, le rôle de Jadzia Dax, Terry Farrell est d’une aisance et d’une ironie légère remarquables.
La saison 3 est importante dans l’évolution de la troisième série Star Trek. Pas tant en terme de contenu épisodique que de structure et de continuité. En effet, les éléments récurrents de la situation politique autour de la station, se font plus présents et préparent la quasi sérialisation de Deep Space Nine à partir de la saison 4.
Les coffrets de la troisième série Star Trek ont tiré quelques leçons des limites des coffrets Next Generation. Comme on a pu le voir également sur les deux premières saison de DS9, le packaging parvient à être plus séduisant encore que celui de la Nouvelle Génération. Les boîtiers noirs à frange transparente sont superbes et si l’emballage intérieur des disques ne présente plus de superbes paysages spatiaux, c’est au profit d’une meilleure prise en main du matériel. Bref, un sans faute.
Le son est toujours à la hauteur, la stéréo française tenant sa place gentiment face au très bon et toujours préférable 5.1 anglais. L’image est en revanche supérieure, un meilleur piqué, de meilleures couleurs, et ce malgré les nombreux décors plongés dans l’obscurité de la série. C’est, et de loin, le meilleur des pressages vu à ce jour concernant les saisons en coffret.
Concernant les bonus, disons-le haut et clair, les suppléments soit-disant cachés volent la vedette aux officiels, pourtant dans la lignée de ce qui avait fait été pour la Nouvelle Génération. Les reportages annoncés, qui commentent l’ensemble de la saison sans rentrer dans le détail des épisodes pallient une partie des commentaires audios qui n’ont hélas pas été enregistrés. Le making-of de l’épisode spécial Explorers est bienvenu car il fait le point sur les besoins spécifiques de cette histoire au niveau de la production... une belle exploration du monde télévisuel.
Quelques épisodes sont vraiment remarquables dans cette excellente année : Civil Defense , où l’équipage doit se frotter aux système de sécurité et d’autodestruction laissés par les Cardassiens, l’occasion de quelques belles scènes entre Quark et Odo, Past Tense, qui étudie le problème des Sans Domicile Fixe en envoyant l’équipage dans un futur proche - une histoire qui lorgne authentiquement sur l’anticipation, Improbable Cause et The Die Is Cast, suspense efficace en deux parties mettant en valeur Garak, dont l’interprétation par Andrew Robinson tient parfois du grandiose, Explorers, précité, qui nous renvoie à l’esprit d’aventure de Jules Vernes, et enfin, The Adversary, où la mise à mort d’un métamorphe par un autre métamorphe dans un très efficace huis-clos à bord du Defiant.
Eric Saussine
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