
Le baiser du rasoir : Un polar transgenre chez Bragelonne
Le baiser du rasoir
Basse fosse - tome 1
• Auteur : Daniel Polansky
• Editeur : Bragelonne
• Nombre de pages : 384
• Prix de vente : 20€00
• Date de sortie : 20 janvier 2012
• Illustrateur : Fred Augis
• N°ISBN : 978-2-35294-544-4
Présentation de l’éditeur :
Bienvenue à Basse-Fosse.
Ici, les drogués en manque de poudre déambulent dans les rues, tandis que les filles de joie attirent leurs clients à l’abri des regards indiscrets.
Ici le criminel est roi. Quand quelqu’un disparaît, les piètres efforts des gardes garantissent qu’on ne le retrouvera jamais.
Prévôt est un ancien soldat au passé sinistre et sanglant. Difficile de trouver une âme plus tourmentée. Il a tout vu, et plus rien ne peut l’émouvoir.
Pourtant, quand des enfants horriblement mutilés sont découverts en ville, il se lance à la poursuite de l’assassin… car lui seul peut l’arrêter.
"Polansky mêle habilement éléments de Fantasy et de roman noir pour créer un polar transgenre."
Cette citation de Locus Magazine résume parfaitement le premier livre de Daniel Polansky. Celui-ci se joue en effet des codes et des étiquettes pour mieux nous entraîner dans son propre univers, sombre et violent, dans lequel se mêlent criminalité, sorcellerie, trafic de drogue, prostitution, corruption et enquête. Le Baiser du rasoir est un roman percutant et sans concession, à l’écriture acérée et aux dialogues aiguisés.
L’auteur :
Daniel Polansky est un jeune écrivain né à Baltimore (États-Unis). Grand voyageur – il a visité près d’une cinquantaine de pays ! –, il a puisé dans ses rencontres et expériences l’inspiration de son premier roman, Le Baiser du rasoir. Cet habile mélange de Fantasy et de polar noir vous entraîne dans un univers sombre et violent.
Site officiel : www.danielpolansky.com
Entretien avec Daniel Polansky :
Basse-Fosse est un quartier pourri par la drogue et la criminalité, dans une grande ville située non seulement dans un pays étranger, mais dans un tout autre univers, fréquenté par une grande diversité de gens et de cultures. Ces inventions sont-elles inspirées par des personnes et des lieux qui existent réellement ?
Si on parle de notre monde au sens large, je puise en effet beaucoup d’éléments dans les livres d’histoire. J’ai toujours essayé de garder à l’esprit que, aussi étrange que l’univers de Basse-Fosse puisse paraître, mes personnages sont tous des êtres humains, avec les mêmes motivations fondamentales – avarice, culpabilité, loyauté, préjugés, etc. – que les nôtres. En matière d’intrigue et de personnages, l’auteur doit essayer de s’inspirer de ses propres expériences. Même si je n’ai évidemment jamais poignardé quelqu’un !
D’où vient Prévôt, le personnage principal de votre roman ? Comment est-il né dans votre esprit ?
Prévôt est ma version du dur à cuire typique des polars, mais dans un contexte médiéval fantastique. Il est plus cruel et fait montre de moins de scrupules que les héros habituels, mais d’un autre côté, il le paie assez cher. Je crois que c’est dans l’ordre des choses.
Dans les romans noirs, les notions du bien et du mal sont souvent floues, et Basse-Fosse respecte cet aspect du genre. Est-ce qu’il est plus facile de faire vivre un personnage ambigu qu’un personnage plus radicalement bon ou mauvais ?
Il nous arrive rarement d’avoir à faire un choix clair et net entre le bien et le mal. Les gens se débrouillent comme ils peuvent… Si vous avez la chance de vous retrouver dans une situation où vos besoins essentiels sont satisfaits, il vous est plus facile de dépenser votre énergie à penser aux besoins d’autrui. Par contre, si la société devait sombrer dans l’anarchie, on serait dans du « chacun pour soi ». En fait, j’ignore à quoi ressemblerait un personnage qui ne serait que blanc ou noir… J’imagine donc qu’il est plus facile de mettre en scène des personnes ayant différents types de motivations.
Comment vous sentez-vous après avoir passé tant de temps à Basse-Fosse ? En revenez-vous changé ?
Voilà une question intéressante. C’est vrai que j’ai passé pas mal de temps à raconter les péripéties de Prévôt, mais pour être franc, ce fut un exutoire. J’ai purgé pas mal de mes sentiments les plus sombres sur ces pages, et quand j’en ai eu fini, je me suis vraiment senti plus léger.
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