
Allez, hop ! Pital
NuqneH !
Malgré le fait qu’un Klingon soit une force de la nature et que notre biologie soit nettement plus résistante que celle des chétifs humains, il nous arrive d’être malades, surtout quand on a mon âge canonique.
Cela m’est arrivé récemment en me payant une phyto-spléno-thrombo-embolo-cardio-intestino-pneumo-réno-bi-phlébo-monstruo-hépato-bénoliélite, maladie on ne peut plus désagréable, mais y en a-t-il qui ne le soit pas ? Même le priapisme est plutôt à éviter, à ce qu’on m’a dit…
Je me suis donc retrouvé un "beau" matin, en pleine dépossession de mes moyens, rapidement entouré d’un médecin (une charmante demoiselle dont j’aurais bien qu’elle me les montre, ses deux seins), de pompiers, d’infirmiers, d’un croque-mort, d’un boucher-charcutier et de journalistes, ainsi que d’autres que je n’ai pu identifier, étant donné mon état. Et hop ! Pital…
Je vais vous faire un z’aveu : j’aime pas les hôpitaux, je hais les hôpitaux, j’exècre les hôpitaux, j’abhorre les hôpitaux ! Veux pas ! Niet ! Na !
Et pourtant, pas le choix.
Mais là, une fois dans le service, malgré tous les tuyaux (et pas de tiercé), les perfusions, les électrodes (j’ai cru un moment qu’y m’avaient pris pour le monstre de Frankenstein), les sondes, les drains, les mixeurs, les hacheurs, les bipeurs, les ébouillanteurs, les écarteurs, les rapprocheurs, les glomifugueurs, et autres appareils à tortures ; j’ai rencontré le personnel hospitalier : infirmier(e)s, aides-soignant(e)s, externes, internes, citernes, poternes, se sont surpassé de gentillesse, de serviabilité.
A quatre lorsqu’il aurait fallu huit personnes, ils ont rivalisé de disponibilité, d’heures supplémentaires (que je parie non payées), de sourires et de réconfort. Toujours prêts à aider, toujours efficaces, toujours étonnants d’humanité.
Moi qui ai gagné tant de médailles sur les champs de bataille, je considère que les vrai héros, c’est eux !
Tous ceux qui se dépensent sans compter dans les hôpitaux et en dehors pour aider leur prochain, que ce soit dans leur pays ou dans les organisations humanitaires, BRAVO !!!
Vous méritez O combien, toute notre estime et notre admiration.
Cela dit, je préfère quand même être rentré profiter de mon lit douillet d’où je vous envoie tous les souvenirs émus, mesdames messieurs du service de Cardio intensif de Lariboisière !...
Et comme disait Khaless : "Z’auraient pas pu le garder dans leur hosto, ces zozos-là ? Y devait bien y avoir une petite place à la morgue !…"
Qapla’
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