
Le discours d’un roi : En DVD & Blu-ray le 8 Juin
Retrouvez Le discours d’un roi, le film de Tom Hooper avec Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter, en double DVD & Blu-ray le 8 Juin.
L’histoire vraie du père de l’actuelle Reine Elizabeth : suite à l’abdication de son frère, celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI. Grâce au soutien de sa femme et celui d’un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, George VI affrontera son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie…
Blu-ray
Caractéristiques techniques Blu-ray :
• Format Image : 1.77, 16/9e comp. 4/3 - 1080 24p
• Format son : Français & Anglais DTS HD Master Audio 5.1, Audio description pour Aveugles et malvoyants
• Sous-titres : Français pour Sourds & Malentendants
• Durée : 1h58
• Prix public indicatif : 24€99 l’Edition Blu-ray
DVD
Caractéristiques techniques DVD :
• Format Image : 1.77, 16/9e comp. 4/3
• Format son : Anglais DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0, Français Dolby Digital 5.1, Audio description pour Aveugles et malvoyants
• Sous-titres : Français pour Sourds & Malentendants
• Durée : 1h53
• Prix public indicatif : 19€99 l’Edition double DVD
Compléments Blu-ray et DVD :
• L’Homme qui ne voulait pas être roi : documentaire exclusif et inédit, écrit et présenté par Stéphane Bern (56’)
• Au cœur de l’histoire : l’émission d’Europe 1 autour du film, avec Franck Ferrand (40’)
• Commentaire audio du réalisateur Tom Hooper (sous-titré français)
• Vrais discours du roi George VI :
– l’entrée en guerre (celui du film)
– la victoire en Europe après la 2ème Guerre Mondiale
• Dans les coulisses du film : making-of (23’)
• Entretien avec l’équipe du film (22’)
• La parole retrouvée : documentaire avec l’Association Parole-Bégaiement (17’)
• Entretien avec Marc Logue, petit-fils de Lionel Logue, le thérapeute du film (10’)
• Bandes annonces
• + La copie numerique du film a telecharger
Une histoire méconnue
Lorsque le réalisateur Tom Hooper s’est attelé au projet du Discours d’un Roi, il ne connaissait pas bien l’histoire de George VI.
« C’est un homme qui n’aurait jamais cru une seconde qu’il deviendrait roi et qui s’attendait à mener une vie tranquille », explique-t-il. « Et puis, un jour, son frère aîné Edouard VIII abdique pour épouser une Américaine. Il est alors intronisé roi d’Angleterre, mais il souffre d’un terrible bégaiement, au moment même où la radio s’impose comme un média de masse : du jour au lendemain, il doit s’adresser aux 58 pays qui composent l’Empire britannique, soit un quart de la population mondiale. Et pour être roi, il faut être un bon orateur doublé d’un excellent comédien. Il a non seulement dû s’exprimer avec clarté, mais être aussi un modèle pour son pays, d’autant plus que la Seconde Guerre mondiale approchait… »
Pour le cinéaste, il s’agit d’une histoire dans laquelle beaucoup de monde peut se reconnaître. « Je crois que nous souffrons tous de blocages qui nous inhibent dans notre vie de tous les jours », poursuit-il. « Qu’il s’agisse de timidité, ou de manque de confiance en soi en raison de notre physique, de notre intelligence ou de nos origines sociales, on se bat au quotidien pour surmonter ces complexes – tout comme George VI s’est battu pour vaincre son handicap. »
Colin Firth, qui interprète le roi, ne connaissait pas davantage cet épisode de l’histoire de son pays : « Je me souvenais vaguement de la crise suscitée par l’abdication d’Edouard VIII », dit-il. « Ma mère m’avait dit que son successeur n’était pas considéré comme charismatique, qu’il était très timide, maladroit et que son bégaiement en était sans doute à l’origine. Quand il est arrivé au pouvoir, le peuple était très sceptique sur sa légitimité à régner. Mais il s’est montré volontaire et a fait preuve d’humilité et d’un grand sens du devoir : il estimait qu’il était au service de son pays, et non pas qu’il pouvait jouir de ses privilèges. Le peuple lui en a su gré et a été très ému par ses efforts. »
« Le plus extraordinaire, c’est que s’il était né dix ans plus tôt ou dix ans plus tard, rien de tout cela ne serait arrivé », continue-t-il.
« Car une décennie plus tôt, personne ne s’exprimait à la radio et, dix ans plus tard, on avait les moyens d’enregistrer la voix et de faire du montage. Mais à l’époque du règne de GeorgeVI, il fallait s’exprimer en direct et se montrer convaincant. Une situation d’autant plus éprouvante pour lui que ses deux grands ennemis politiques, Hitler et Mussolini, savaient parfaitement se servir de la radio pour galvaniser les foules. »
Une histoire personnelle
Si le film retrace un épisode historique, il n’en a pas moins des résonances personnelles. Tom Hooper l’explique : « Le scénariste David Seidler est né en 1937 et souffrait d’un redoutable bégaiement quand il était gamin. Il a suivi plusieurs séances d’orthophonie dans les années 40, en Angleterre et aux Etats-Unis. C’était donc un scénario très intime pour David. » Geoffrey Rush, qui incarne Lionel Logue, orthophoniste du roi, confirme : « George VI est devenu un véritable héros pour David Seidler. Il a compris que le roi avait réussi à surmonter partiellement son bégaiement et il s’est dit que s’il y était arrivé, il pouvait le faire, lui aussi. C’est pour cela qu’il a voulu écrire cette histoire qui lui tenait tant à cœur. »
Suite d’heureux hasards
Tom Hooper a découvert la pièce inédite dont s’inspire le film par le plus grand des hasards. « Ma mère a été invitée, fin 2007, à la lecture d’une pièce qui n’avait pas été montée dans un petit théâtre alternatif : il s’agissait de The King’s Speech », raconte-t-il.
« En sortant, elle m’a appelé et m’a dit, ‘Je crois que j’ai trouvé le sujet
de ton prochain film.’ J’ai souri et je lui ai dit que j’allais le lire. Mais la pièce est restée plusieurs semaines sur ma pile de scénarii que m’envoyait mon agent. Au bout de quatre mois, j’ai fini par le lire et j’ai rappelé ma mère pour lui dire, ‘Tu as parfaitement raison. C’est mon nouveau film.’ Le plus étonnant, c’est qu’aucun producteur, ni aucun agent, n’avait repéré ce texte formidable… »
L’arrivée de Geoffrey Rush sur le projet est aussi le fruit du hasard : une assistante d’origine australienne, qui travaillait pour ce même théâtre alternatif, connaissait l’adresse de l’acteur à Melbourne. A son retour en Australie pour Noël, elle en a profité pour lui glisser la pièce dans sa boîte aux lettres, accompagnée d’un mot : « Vous ne nous connaissez pas, mais accepteriez-vous de lire cette pièce ? » Il l’a lue sans tarder et a appelé son agent pour lui dire que c’était un sujet formidable pour un film.
Fidélité à l’Histoire
Tom Hooper était particulièrement soucieux de retranscrire les faits historiques avec la plus grande exactitude. « J’ai fait pas mal de recherches, et les comédiens aussi », signale-t-il. « J’ai beaucoup de respect pour l’Histoire. Le plus extraordinaire, c’est que deux mois avant le tournage, on a retrouvé le journal intime de Lionel Logue dans son grenier, grâce à son petit-fils. Il n’avait jamais été publié. On a même découvert des informations sur la santé de George VI, notamment son problème de diaphragme. Le journal intime nous a beaucoup aidés dans l’écriture du personnage et des dialogues. »
« La découverte du journal intime était inespérée », confirme Geoffrey Rush. « Au départ, j’ai bien cru que j’allais devoir me contenter d’une photo du véritable Lionel qu’on m’avait donnée. Mais quand j’ai lu le journal intime, j’ai mieux compris ses réflexions et le fonctionnement de son cerveau. Cela m’a même aidé à comprendre le cheminement mental qui l’amenait à formuler son diagnostic. »
Colin Firth s’est, lui aussi, beaucoup documenté. « C’est essentiellement en discutant avec David Seidler que j’ai pu travailler mon personnage. En effet, ce n’est pas tant le bégaiement que j’ai cherché à jouer que l’angoisse que cela peut générer. David m’a expliqué que ce handicap peut être un véritable enfermement : par exemple, à une époque, il s’interdisait tout simplement de commander du poisson au restaurant car il craignait de buter sur la lettre ‘p’. Du coup, j’ai mieux compris la dimension héroïque de mon personnage, qui réussit à s’affranchir de son infirmité. »
© UK Film Council / Speaking Film Productions Ltd 2010
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