Le Problème Final : La critique de la mini-série entre Hercule Poirot et Sherlock Holmes
LE PROBLÈME FINAL
– Date de diffusion : 25/09/2026
– Diffusion : Netflix
– Épisodes : 1.01 à 1.04
– Titre original : El problema final
– Scénario : A. Macías, C. Molinero, M. Farré
– D’après le roman de : Arturo Pérez-Reverte
– Réalisation : Félix Viscarret
– Interprètes : Jose Coronado, María Valverde, Martiño Rivas, Maribel Verdú
Un acteur sur le déclin met à profit les talents de détective de ses personnages fétiches pour élucider une mort mystérieuse dans un hôtel isolé, où tout le monde devient suspect.
LA CRITIQUE
Adaptée du roman d’Arturo Pérez-Reverte, la mini-série raconte donc une de ces histoires à la Agatha Christie, où un groupe de riches clients d’un hôtel est coupé du monde pendant qu’un criminel multiplie les meurtres. Avec son ambiance surannée, ses manières "à l’anglaise" (espagnole en fait, mais cela a peu d’importance), ses personnages stéréotypés (un medecin pas très clair, un étranger énigmatique, une jeune actrice ingénue, une femme fatale, un playboy gominé...), ses déjeuners sous le soleil, ses chapeaux gigantesques et ses costumes parfaitement ajustés, il n’y a pas de doute, vous reconnaîtrez une bonne demi-douzaine de films de la Reine du Crime et en particulier Les Vacances d’Hercule Poirot (Evil Under the Sun), mais aussi Les Travaux d’Hercule (The Labours of Hercules).
Pourtant, le détective qui enquête n’est pas le petit Belge rondouillard, mais bien un autre de ses collègues... Sherlock Holmes. Ou plus précisément l’acteur Benjamin Basil (qui fait référence à l’acteur Basil Rathbone) qui l’interpréta. On lui demande alors vite d’exercer ses prétendus talents d’observation. La corde de la suicidée a été coupée, c’est donc un meurtre... et son regard aiguisé lui fait inspecter de pied en cap les suspects, jusqu’aux domestiques.
Nous sommes tous bloqués ici, sur cette île, et l’assassin est parmi nous !
De ces deux inspirations, de ce dragon à deux têtes, l’histoire de la série (qui porte, de façon maligne, le nom d’un roman de Sherlock Holmes) en joue constamment. Réservée dans sa profondeur aux fins lecteurs de tous les grands romans pivots du genre, mais sans laisser de côté les autres spectateurs qui, fatalement, passeront à côté de beaucoup de clins d’œil pas si anodins, l’intrigue mystifie souvent son monde en jonglant avec tout cela jusqu’à la fin du troisième épisode. Toutefois, alors que les choses se dénouent ici, Basil le souligne, il ne s’agit que de la fin de l’Acte II, car il manque un dénouement spectaculaire. C’est bien entendu le 4ème et dernier épisode qui fait office de succession de rebondissements dans un ballet de petites cellules grises. On nous perd dans tous ces inspirations pour finalement en choisir une... qui est la clé de tout.
La série, malgré une sorte de dimension méta (la présence d’un acteur qui joue un détective et d’un romancier et scénariste qui joue son Watson), réussit à chasser dans la même cour que les grands classiques du genre (ce que n’arrivent pas à faire totalement la suite de films À couteaux tirés ou les Hercule Poirot de Kenneth Branagh). D’abord un peu limitée, on se doute vite qu’il y a autre chose, une autre couche.
Un plaisir surtout pour les grands amateurs du genre.
BANDE ANNONCE
Les films et séries TV sont Copyright © Netflix et les ayants droits Tous droits réservés. Les films et séries TV, leurs personnages et photos de production sont la propriété de Netflix et les ayants droits.












