Akira : La critique
AKIRA
– Date de sortie : 09/09/2026
– Titre original : Akira
– Durée du film : 2 h 04
– Réalisateur : Katsuhiro Ôtomo
– Scénaristes : Izô Hashimoto, Katsuhiro Ôtomo d’après l’œuvre de Katsuhiro Ôtomo
– Interprètes : Mitsuo Iwata, Nozomu Sasaki, Mami Koyama, Tesshô Genda, Hiroshi Ôtake, Kôichi Kitamura, Michihiro Ikemizu, Masaaki Ôkura
LA CRITIQUE
Akira est un chef d’œuvre de l’animation japonaise qui en 1988, quand il est sorti, a révolutionné le genre, et reste toujours un film majeur, incontournable et intemporel parmi les animes.
Katsuhiro Ôtomo adapte sur grand écran son propre manga, qui est d’ailleurs disponible en version colorisée et en noir et blanc aux éditions Glénat. Pour son premier long métrage, il réussit un coup de maître en proposant une histoire de science-fiction apocalyptique. Suite à sa disparition en grande partie, la capitale Neo-Tokyo renaît des cendres du Japon. Mais le pays est en pleine crise, alors qu’un jeune délinquant motard essaye de retrouver son meilleur ami qui a disparu après avoir rencontré un étrange enfant ayant des pouvoirs.
L’animation est extrêmement brillante et n’a pas pris une ride, d’autant qu’elle a été entièrement réalisée à la main. Et elle paraît toujours aussi incroyable visuellement aujourd’hui. Sans compter qu’elle propose des scènes cultes qui sont impressionnantes à voir et à revoir.
Ainsi, la séquence de poursuite à moto est hallucinante. Les mouvements, le tracé des lumières, la sensation de vitesse, les affrontements entre motards sont plus vrais que nature et laissent le spectateur accroché à son fauteuil. Le travail effectué sur la fumée et sur la vapeur, et celui fait sur les rencontres entre les différents personnages, qui sont parfois explosives, est incroyable. Parmi l’une des scène marquantes, on trouve la séquence de buée sortant de la bouche des protagonistes sur laquelle les respirations des personnages sont calquées sur les textes japonais. Un choix très fort, alors que dans le domaine du doublage, à l’époque, il importait peut que les textes et les voix soient coordonnés avec les mouvements des lèvres des personnages au Japon.
La qualité des décors est magnifique. Les différents milieux montrés sont extrêmement travaillés et les personnages sont plus vrais que nature. Tout ce qui est décrit dans le film est extrêmement fidèle aux cinq premiers tomes de l’œuvre de Katsuhiro Ôtomo. Le soin apporté à tous les éléments visuels est vraiment très grand et permet une immersion parfaite au cœur de cette ville tentaculaire, déchirée par la corruption et les conflits.
Quant à la moto du personnage principal, elle a une vie à part entière et reste l’emblème d’une jeunesse décomplexée allant à toute allure et ne se préoccupant pas forcément du lendemain.
Si les images sont marquantes et le rythme parfaitement maîtrisé, la musique de Shoji Yamashiro renforce l’immense plaisir que l’on a de découvrir le long métrage. Ce dernier est indissociable des sonorités du compositeur et certains passages restent longtemps en tête, accompagnés de ses percussions particulières et de ses chants envoûtants.
Le doublage japonais est excellent. Tous les personnages sont particulièrement bien trouvés et donnent une vie particulière à tous les protagonistes que l’on croise au cours du film.
Celui-ci est maîtrisé de bout en bout par Katsuhiro Ôtomo qui fait preuve d’une immense maestria dans ses plans, son découpage et sa dramaturgie. De nombreux rebondissements maintiennent l’attention toujours éveillée, d’autant que l’intrigue se révèle être beaucoup plus profonde qu’elle semble l’être de prime abord.
Akira est un chef-d’œuvre de l’animation. Un film qui a révolutionné le cinéma, repoussé les capacités de l’animation et qui continue de captiver toujours autant, 30 ans après sa sortie originale. Et c’est Katsuhiro Ôtomo lui-même qui s’est penché sur cette adaptation en 4K qui permet de découvrir le film en salle en France.
Avec une histoire complexe, une animation éblouissante, des personnages captivants et une musique géniale, l’œuvre est intemporelle et reste une immense claque à voir, si possible sur un grand écran qui ne peut que la sublimer.
Remarquable et incroyable.
SYNOPSIS
En juillet 1988, une mystérieuse explosion détruit Tokyo, déclenchant la troisième guerre mondiale. 31 ans plus tard, en 2019, Néo Tokyo, la mégalopole construite sur la baie de Tokyo a retrouvé sa prospérité d’antan et se prépare à l’évènement majeur des Jeux olympiques de 2020.
Dans l’ombre, les choses sont moins réjouissantes, le chômage augmente et les actions des dissidents se multiplient, les citadins cherchent leur salut dans les cultes religieux et les drogues. Les plus jeunes se réunissent en gang rebelles et se défient dans d’interminables courses de motos à travers la mégalopole. Au cours d’une de leurs échappées, Kaneda et Tetsuo manquent d’écraser un enfant. Un enfant étrange, au visage de vieillard, appelé n° 26 Kaneda et ses amis sont arrêtés par la police alors que n° 26 et Tetsuo, blessé, sont emmenés par l’armée. Tetsuo est prisonnier d’un laboratoire et devient l’objet de tests ultrasecret qui le dotent de pouvoirs surnaturels. C’est là qu’il apprend qui est AKIRA, ce garçon à la force incroyable à l’origine de la destruction de Tokyo, il y a 31 ans.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Katsuji Misawa
– Montage : Takeshi Seyama
– Musique : Shoji Yamashiro
– Décors : Kazuo Ebisawa, Yuji Ikehata, Koji Ono
– Producteurs : Shunzo Kato, Ryohei Suzuki pour Akira Committee Company, Ltd, Dragon Production, Nakamura Production, Telecom Animation Film Company Ltd.
– Distributeur : Piece of Magic Entertainment France Distribution
LIENS
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GALERIE PHOTOS
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