Ziam : La critique du film Netflix
ZIAM
– Date de sortie : 09/07/2025
– Plateforme de diffusion : Netflix
– Titre original : Pāk kạd tīn t̄hīb
– Durée du film : 1 h 35
– Réalisateur : Kulp Kaljareuk
– Scénariste : Nut Nualpang, Vathanyu Ingkawiwat, Weerasu Worrapot
– Interprètes : Prin Suparat, Nuttanicha Dungwattanawanich, Vayla-Wanvayla Boonnithipaisit
LA CRITIQUE
On n’a pas souvent l’occasion de voir, en dehors des festivals, des œuvres de genre thaïlandaise. C’est donc un certain plaisir de découvrir ce Ziam qui a, certes, des défauts, mais beaucoup de cœur.
Le scénario de Nut Nualpang, Vathanyu Ingkawiwat et de Weerasu Worrapot tourne autour d’une étrange épidémie de zombie se déclenchant dans un grand hôpital à Bangkok, alors que le pays est ravagé par la famine et l’impact du changement climatique. Un jeune combattant de muay thaï va alors s’y rendre pour sauver sa petite-amie médecin et essayer de s’échapper en sa compagnie.
Comme l’annonce le résumé, il s’agit avant tout d’une histoire de zombies. Et cette dernière, si elle s’inspire beaucoup d’autres œuvres du même type, est plutôt classique dans son déroulé et n’apporte pas grand-chose en dehors de deux éléments qui la font sortir de l’ordinaire. Il y a tout d’abord la capacité du personnage principal à affronter les zombies à mains nues (normalement une très mauvaise idée), ce qui offre des séquences de bastons spectaculaires, et l’évolution des créatures sous une autre forme vraiment bien plus sympathique avec un design plaisant à découvrir.
Le réalisateur Kulp Kaljareuk a visiblement fait son film avec peu de moyens, et cela se voit. Néanmoins, il s’appuie sur des scènes d’affrontements parfois impressionnantes, et sur un personnage principal, interprété par Prin Suparat, qui est particulièrement convaincant en combattant extrêmement doué. Ainsi, il ne faut pas s’arrêter sur les défauts de l’œuvre, ses séquences improbables, ses répliques basiques et ces personnages caricaturaux, mais se laisser entraîner par l’énergie qui est mise à réaliser l’œuvre.
Si on aime les longs métrages de zombies, il ne faut pas hésiter à se plonger dans cette proposition et à la regarder avec une certaine bienveillance. D’autant qu’une séquence supplémentaire se nichant au début du générique final laisse peut-être imaginer une suite.
Mais loin des moyens de plus gros studio, Kulp Kaljareuk réussit une œuvre reposant sur des effets cosmétiques et prothésistes bien faits, de nombreuses bagarres réalistes et des figurants innombrables incarnant des hordes d’infectés. De plus, le message politique simpliste porté par l’œuvre a une certaine universalité et la réflexion faite sur la famille l’est tout autant.
Sans compter que le décor d’un hôpital se prête bien au jeu de dégommage d’individus transformés qui veulent se repaître des vivants. D’autant que Nuttanicha Dungwattanawanich incarne un jeune médecin auquel on s’attache vite, tout comme Vayla-Wanvayla Boonnithipaisit est sympathique en gamin qui est son ami et qui se retrouve aussi pris au piège des lieux.
Ziam est un film de zombies moyen qui offre une énième variation d’infection ayant le mérite de se focaliser sur des combats à mains nues et sur une évolution des monstres originale. Avec son histoire et sa réalisation classique et ses interprètes sympathiques, l’œuvre ne reste pas longtemps en mémoire, mais fait passer un moment de divertissement sanglant.
Violent et combatif.
SYNOPSIS
Confronté à une terrifiante armée de zombies, un ancien combattant de muay thaï doit faire preuve d’adresse, de rapidité et de courage pour sauver sa petite amie.
BANDE ANNONCE
GALERIE PHOTOS
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