Predator - Killer Of Killers : Une fin qui ouvre sur autre chose pour la franchise

Date : 14 / 06 / 2025 à 16h00
Sources :

SR, Unification


Predator : Killer of Killers reprend un aspect très intéressant de Prey, et l’améliore de manière étonnamment efficace. Attention spoilers....

En effet, s’il reprend la détemporalisation, Predator : Killer of Killers va encore plus loin en sillonnant trois environnements et périodes distincts. Au-delà des changements culturels et des différences d’armement, les différentes périodes mettent en lumière des styles de combat et des approches du conflit différents, qu’il s’agisse de la charge furieuse d’Ursa, du jeu de jambes sournois de Kenji ou des compétences mécaniques inventives de Torres. Toutes ces petites références culturelles rendent les personnages uniques, mais leurs motivations intrinsèques (comme l’amour d’Ursa pour son fils ou la querelle de Kenji avec son frère) les rendent universels malgré leurs parcours différents.

Le résultat est une anthologie qui maîtrise à merveille les meilleurs aspects de Prey, trois fois plus, en créant des environnements inédits et uniques pour y intégrer un Predator. Les Predators sont taillés sur mesure pour chaque scénario, repoussant les limites de leur époque et forçant les personnages principaux à se débrouiller intelligemment pour survivre. L’anthologie semble cohérente thématiquement, mais chaque court métrage est visuellement distinct et possède une ambiance différente grâce aux différentes époques et à la manière dont le film les aborde.

Cette approche de l’histoire serait déjà suffisante, mais le dernier segment de Killer of Killers va encore plus loin en les opposant les uns aux autres. Le quatrième segment révèle en effet que de nombreuses personnes ont tué des Predators au fil des ans, mais que ces vainqueurs ont ensuite été kidnappés par eux et contraints de participer à leurs combats au Colisée. L’interaction entre les différentes cultures est immédiatement captivante, la barrière de la langue et les différences de personnalité créant rapidement une connexion amusante entre les héros humains du film.

Celui-ci offre ensuite le meilleur des deux mondes, opposant les champions de différentes époques avant de les unir pour combattre le Roi Grendel. Le combat entre Ursa et Kenji est une excellente démonstration de leurs talents, avant que le public ne découvre l’unique scène de combat entre un viking et un ninja. Les différences culturelles laissent place aux liens humains, donnant naissance à certains des moments émotionnels les plus marquants du film (comme le fait qu’Ursa reste sur place pour sauver Kenji et Torres).

L’un des développements les plus passionnants de la fin du film réside dans la manière dont il répond discrètement à une question laissée en suspend par Prey. La scène finale de l’anthologie, centrée sur une Ursa cryogénisée, révèle que l’héroïne du film en live-action, Naru, fait partie des guerriers capturés et amenés dans le monde des Predators. Une suite potentielle de Predator : Killer of Killers pourrait libérer le personnage et l’opposer à d’autres personnages historiques comme Ursa, mettant ainsi en valeur ses compétences et sa capacité d’adaptation.
Une suite de Killer of Killers pourrait même devenir une véritable suite de Prey en mettant l’accent sur Naru dans l’un de ses segments.

Mais tout ceci ne reste que de pures spéculations. Ce qui est certain par contre, c’est que Dan Trachtenberg, le réalisateur des deux films, continue à continuer à orienter la franchise vers une nouvelle direction qui est très intelligente. En augmentant la relation Prédateur / Proie (Predator / Prey) plus qu’une nouvelle itération narrative, la franchise sort ainsi de son avenir bien sombre après les derniers opus. Les possibilités semblent plus larges. Par exemple, le dernier segment des histoires de Predator : Killer of Killers met en scène un combat incroyable dans les airs, avec une technique basée sur un armement Yautja visant la chaleur des moteurs à la fois novatrice (un combat en vaisseau n’a rien à voir avec un combat au corps-à-corps bien entendu), mais classiquement inspirée (la fameuse vue calorifique des casques Yautjas).

Même si tout le potentiel du développement de la franchise ne peut pas reposer uniquement là-dessus, ces éléments augurent un futur pour le moins intéressant.


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