The Rule of Jenny Pen : La critique du film Shadows
THE RULE OF JENNY PEN
– Date de sortie : 25/04/2025
– Plateforme de diffusion : Shadows
– Titre original : The Rule of Jenny Pen
– Durée du film : 1 h 43
– Réalisateur : James Ashcroft
– Scénaristes : James Ashcroft, Eli Kent d’après l’œuvre de Owen Marshall
– Interprètes : John Lithgow, Geoffrey Rush, Nathaniel Lees, Thomas Sainsbury, Ian Mune, Maaka Pohatu, Yvette Parsons, Holly Shanahan
LA CRITIQUE
The Rule of Jenny Pen est un bon film particulièrement original se déroulant dans une maison de retraite.
Le scénario du réalisateur James Ashcroft et d’Eli Kent se focalise sur un juge qui, suite à un AVC, se retrouve dans un EHPAD isolé en pleine nature. Celui-ci va alors se rendre compte qu’un résident, plus en forme que les autres, ayant toujours une étrange poupée avec lui, fait régner la terreur en ce lieu.
Le film de James Ashcroft est un thriller anxiogène dans lequel les résidents ont peu de recours pour lutter contre les exactions d’un individu. Ainsi, les soignants et le personnel sont présents en arrière-fond, mais n’ont pas d’impact sur les événements. L’œuvre est donc d’autant plus dérangeante que les ressources limitées du personnage principal, en partie handicapé, le rendent encore plus sensible aux actes répréhensibles de son ennemi personnel.
Ce sont deux grands acteurs qui s’affrontent et se rendent coup pour coup, tant au niveau des répliques que parfois physiquement. Geoffrey Rush est excellent un ancien juge voulant arrêter les actions de son antagoniste en s’appuyant sur les règles. John Lithgow est impressionnant en homme appréciant de terroriser subtilement ses semblables et de faire régner sur l’institut ses propres règles. Nathaniel Lees est très bon en ancien joueur de rugby se retrouvant entre les deux hommes.
Les relations entre les personnages forment le cœur d’un récit âpre et anxiogène, ponctué de séquence marquantes, voire à la limite du traumatisant. D’autant que les lieux ont une grande importance et ont de nombreux recoins intérieurs et extérieurs où tout peut arriver.
En effet, la violence, souvent psychologique, dont fait preuve le long métrage est d’autant plus dérangeante qu’il s’agit de situations pouvant vraiment exister et dont on pourrait soi-même être victime en se retrouvant ultérieurement dans une telle situation dans une maison de retraite.
The Rule of Jenny Pen est un bon film particulièrement angoissant se déroulant dans un lieu où les individus ont parfois peu de pouvoir, ou manquent de capacités, pour éviter les coups tordus d’un individu sans morale. Son scénario original, associé à une confrontation intense entre deux acteurs et à une réalisation offrant des séquences particulièrement glaçantes, en fait une œuvre dérangeante qui reste longtemps en mémoire.
Il faut aussi signaler que le film était en compétition officielle au BIFFF (Brussel International Fantastic Film Festival en 2025, où il a reporté le Prix Black Raven décerné au meilleur film noir.
Terrible et perturbant.
SYNOPSIS
Confiné dans une maison de retraite isolée après avoir été frappé par un AVC, un juge doit faire face à un pensionnaire tortionnaire. Celui-ci ne se sépare jamais de Jenny Pen, une poupée avec laquelle il instaure un règne de terreur sadique et absolu.
BANDE ANNONCE
GALERIE PHOTOS
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.















