La femme du fossoyeur : La critique

Date : 24 / 04 / 2022 à 10h00
Sources :

Unification


LA FEMME DU FOSSOYEUR

 Date de sortie : 27/04/2022
 Titre original : The Gravedigger’s Wife
 Durée du film : 1 h 22
 Réalisateur : Khadar Ahmed
 Scénariste : Khadar Ahmed
 Interprètes : Omar Abdi, Yasmin Warsame, Kadar Abdoul-Aziz Ibrahim, Samaleh Ali Obsieh, Hamdi Ahmed Omar, Awa Ali Nour, Amina Ayanleh Omar, Mouhoubo Osman Eleyeh

LA CRITIQUE

Il ne faut pas s’arrêter au titre de La femme du fossoyeur qui raconte une formidable histoire d’amour et est un merveilleux film.

Le scénario du réalisateur Khadar Ahmed se déroule à Djibouti. Un fossoyeur essaye désespérément de trouver de l’argent pour soigner sa femme malade qu’il adore. Il est ainsi prêt à retourner voir sa famille à qui il ne parle plus.

Le long métrage de Khadar Ahmed est vraiment très beau. En dehors de la relation extrêmement forte qui unit les deux protagonistes principaux, il parle d’une très belle façon de la famille. Sans compter que cette excursion dans la société djiboutienne met aussi en évidence la grande disparité de la vie entre la ville et la campagne où les traditions locales et les coutumes sont plus puissantes que les lois du pays.

L’œuvre parle sans concession de la paupérisation et de la maladie. En effet, l’accès aux soins dépend des revenus des personnes et il n’y a pas beaucoup d’aide pour ceux qui essayent de survivre en faisant des petits boulots à droite et à gauche, parfois au jour le jour.

L’incursion dans la campagne est envoûtante. Au milieu de ces paysages magnifiques, souvent arides où la subsistance des habitants tient à peu de choses, la poésie et l’humanité s’invitent de temps en temps. C’est d’ailleurs presque à une quête initiatique que l’on assiste, alors que le protagoniste principal, espérant obtenir un peu d’argent, s’enfonce seul dans une nature bien peu accueillante.

Si les images sont parfois dures, et la condition des protagonistes terrible, ce long métrage est baignée d’une grande beauté. C’est vraiment l’amour qui transfigure chacune des scènes et qui apporte une belle luminosité à une œuvre qui va droit au cœur.

En effet, malgré le sujet délicat, une belle humanité surgit du récit. Certaines scènes d’une grande douceur et d’une belle délicatesse permettent de s’attacher aux différents personnages et d’espérer que leur histoire se finisse bien.

La plupart des comédiens sont non-professionnels. Il faut toutefois signaler la prestation impressionnante de Omar Abdi qui est formidable en fossoyeur et de Yasmin Warsame qui est merveilleuse dans le rôle de sa femme. Les différents personnages sont plus vrais que nature et apportent une grande crédibilité à cette histoire qui se dévoile devant nos yeux.

La femme du fossoyeur est un excellent film qui est non seulement une magnifique histoire d’amour, mais aussi une très belle histoire humaine. Avec un scénario écrit avec beaucoup de délicatesse, une réalisation qui emporte le spectateur en son cœur, et des personnages particulièrement attachants, ne passez pas à côté de ce grand long métrage qui reste très longtemps en mémoire.

Solaire et vibrant.

SYNOPSIS

Guled et Nasra sont un couple amoureux, vivant dans les quartiers pauvres de Djibouti avec leur fils Mahad. Cependant, l’équilibre de leur famille est menacé : Nasra souffre d’une grave maladie rénale et doit se faire opérer d’urgence. L’opération coûte cher et Guled trime déjà comme fossoyeur pour joindre les deux bouts : comment réunir l’argent pour sauver Nasra et garder une famille unie ?

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Photographie : Arttu Peltomaa
 Montage : Sebastian Thümler
 Musique : Andre Matthias
 Costumes : Anu Gould
 Décors : Antti Nikkinen
 Producteur : Misha Jaari, Mark Lwoff, Risto Nikkilä pour Oy Bufo Ab, Bufo
 Distributeur : Orange studio / Urban Distribution

LIENS

 SITE OFFICIEL
 ALLOCINÉ
 IMDB

GALERIE PHOTOS

La femme du fossoyeur


Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.



 Charte des commentaires 


L’Enfant bélier : La critique
Elfie et les Super Elfkins : La critique
Hokum : La critique
Polvo serán : La critique
Drunken Noodles : La critique
Star Wars - The Mandalorian & Grogu : Un retour aux sources (…)
Man Of Tomorrow : Des tournages dans une prison qui suscitent la (…)
John Rambo : Noah Centineo pense avoir triché pour obtenir son rôle
Paris Police 1910 : Critique des deux premiers épisodes Canal+
Avengers - Endgame : Jon Favreau reconnaît qu’il a eu tort
L’Enfant bélier : La critique
Antonio Banderas : Il ne pouvait jouer que des méchants en raison (…)
Brèves : Les informations du 28 avril
The Boys Universe : Marie Moreau qui pleure, le Petit Soldat qui rit !
Netflix - Bandes annonces : 28 avril 2026
Unification france est copyright (c) 1997 - 2026 Unification France. Tous droits réservés.