
Blu-Ray Death Race la course à la mort : Le test
Titre original : Death Race
Date de commercialisation : disponible depuis le 15 avril 2009
Cette fois comme pour toutes les autres, je vomis sur cette mise en place d’un sous-titre qui n’est rien d’autre qu’une pure traduction du titre anglais. D’emblée, Death Race : la course à la mort est victime de préjugé. Comme il est évident que les préjugés sont les ennemis du bon sens, je m’en libère avant de me jeter dans ce film.
Commençons par le début. Le titre. La course à la mort sonne comme le nom d’un film de série b, voire c. Surfait, exagérément typé. Soit, c’est le remake d’un film de 1975, qui avait déjà un titre bien marqué. Mais pourquoi conserver un titre aussi parodique en 2009 ? Est-il vraiment possible d’imaginer un titre aussi pourri ?
Cette production ambitionne de réduire nos neurones en mélasse informe. Et c’est bien une chose qu’elle parvient à faire. La seule d’ailleurs, car sorti des scènes d’action, il n’y a rien. Des véhicules facturés Mad Max pilotés par des trompe-la-mort. Armement lourd, explosions à n’en plus finir, tôles froissées, giclées de sang.
Ce film délivre un condensé de violence gratuite et particulièrement invraisemblable. On prétend nous faire croire qu’en 2012, l’économie des états-unis s’effondrant (Docu-fiction involontaire, saluons la performance), la population va devenir assez barbare pour accepter que les prisonniers soient utilisés dans une course mortelle. Les citoyens vont même se délecter d’observer ces morts. Établir un postulat un peu étrange pour étudier le filigrane social, c’est acceptable. Mais ici, c’est juste un prétexte à enchaîner les images violentes.
Nos hormones peuvent se satisfaire de la présence d’une belle brune à forte poitrine. Copilotes de charme triées sur le volet dans une prison féminine pour accompagner les pilotes, on essaye de nous faire gober qu’un tel système est envisageable. Une nuée de femmes choisies pour leur plastique, envoyées dans une prison masculine dans laquelle les détenus sont relativement libres de circuler en permanence. Une myriade de prisonnières qui n’omettent surtout pas de se déhancher pour s’assurer que leur congénères masculins soient suffisamment excités. Sait-on jamais, au cas où l’enfermement entre hommes ne serait pas suffisant.
Une tentative de justification est glissée dans le film par les propos d’un personnage. Grosses voitures et belles poitrines font monter l’audimat pour la course. On est tenté d’apprécier le premier évènement logique aperçu, avant de se rendre compte que les véhicules sont hermétiquement clos durant toute la course. Les organisateurs de la course dissimulent donc celles qui sont censées gonfler l’audimat. L’argument spécieux s’évaporant rapidement, arrêtons le massacre, et estimons que le réalisateur a cherché à compenser les carences de son film par l’apport respectables bonnets.
Death Race : la course à la mort, c’est finalement quelque chose d’assez simple à résumer. Une intrigue si creuse que l’on devine les tenants et les aboutissants au bout de 20 minutes. Un décor rudimentaire, théâtre d’un déferlement d’explosions, de cartouches gaspillées, de sang, de coup dans les ratiches, et d’une immersion dans le jeu vidéo. Rappelons nous ces cercles qu’il faut croiser pour débloquer telle ou telle arme. Classique dans les jeux de la précédente décade.
Paul W. S. Anderson récupère une satire façon série B, et réalise un remake qui conserve le manque de crédibilité. Le problème, c’est qu’il pense faire un bon film à gros budget. Jason Statham, dans un éternel rôle de taciturne à gros muscles caricatural, hérite du mauvais goût général.
Après avoir réalisé un film aussi intéressant que Event Horizon : le vaisseau de l’au delà (il aime manifestement les titres de série B), comment M. Anderson a-t-il pu tomber si bas ? Il a du copier sur son voisin avant de rendre sa copie, je ne vois que ça.
Côté bonus, le Blu-ray s’en tire moyennement bien. Certains sont intéressants (surtout un témoignage comique, où le réalisateur confie qu’il voulait faire un gros film, et qu’ils s’en est bien sorti), mais rien de vraiment très original. Rien qui ne vient épicer la mélasse fade que l’on nous jette entre les oreilles durant 105 longues minutes.
A défaut d’être le film de l’année, Death race : La course à la mort remporte le titre d’économie de l’année : 25 euros à ne surtout pas dépenser. C’est dans l’air du temps.
FICHE DU BLU-RAY
– Edition : Version longue
– Zone : 2
– Format : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté scope 2.35, Format BD-50
– Langues : Allemand DTS 5.1, Espagnol DTS 5.1, Français DTS 5.1, Italien DTS 5.1, Japonais DTS 5.1
– Suppléments :
Faites chauffer les moteurs : making of
Sous le capot : dissection des cascades
Commentaire audio de Paul W.S. Anderson et de Jeremy Bolt (prod.)
Bonus U-Control :
– Picture in picture (interviews et coulisses du film)
– Infos techniques (détails sur les personnages, les bolides et les courses)
Accès BD Live :
– Créez votre propre course : choisissez angles de caméras, créez votre propre course et partagez-là sur BD-Live
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– Dialoguez avec d’autres spectateurs en regardant le film
FICHE DU FILM
– Durée du film : 1 H 45
– Réalisateur : Paul W. S. Anderson
– Scénariste : Paul W. S. Anderson
– Acteurs Principaux : Jason Statham, Tyrese Gibson
– Directeur Photo : Scott Kevan
– Musique : Paul Haslinger
– Décors : Paul D. Austerberry
– Producteurs : Paul W.S. Anderson, Jeremy Bolt, Roger Corman, Paula Wagner, Tom Cruise
– Distributeur DVD : Universal pictures
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr :
– Liens vers articles Unification :
http://www.unificationfrance.com/spip.php?article4653
http://www.unificationfrance.com/spip.php?article2937
http://www.unificationfrance.com/spip.php?article4083
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