Tout ce qu’il me reste de la révolution : La critique
Angèle est une jeune urbaniste dont les parents militants maoïstes ont forgé les convictions : toujours prête à militer, à montrer sa désapprobation même dans les situations les plus aberrantes. Elle devra trouver son équilibre dans un monde qui a changé et dans une famille où seul le père n’a pas révisé ses idéaux.
Tout ce qui me reste de la révolution est né d’un spectacle l’Avantage du doute, que Judith Davis jouait avec sa compagnie. L’idée de le transposer en film lui est vite venue : il ne s’agirait toutefois pas d’une redite, mais d’une continuité. Il a fallu des années pour que le projet voie le jour. L’équipe est restée et Judith Davis, encouragée par les autres membres de sa troupe, a endossée le rôle principal en plus de la réalisation.
Le film est avant tout une comédie. Les péripéties d’Angèle et de ses compagnons de propagande font souvent rire volontiers. Les personnages ont des convictions et ils les montrent dans des dialogues souvent percutants. Les situations frôlent l’absurde sans jamais y tomber. Angèle est une jeune femme volontaire qui essaie de concilier vie privée et professionnelle avec ses idéaux, seulement pas facile dans la société actuelle. Le film veut aussi apporter une réflexion sur cette société qui demande un comportement formaté à l’individu surtout en milieu professionnel. Un peu moins réussi, ce côté apporte une dimension moins drôle au film et l’alourdit un peu notamment avec une scène finale un peu longue et hurlante.
Tout ce qui me reste de la révolution est une comédie française sympathique qui mérite d’être vue.
SYNOPSIS
Angèle avait 8 ans quand s’ouvrait le premier McDonald’s de Berlin-Est… Depuis, elle se bat contre la malédiction de sa génération : être né « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. Elle vient d’une famille de militants, mais sa mère a abandonné du jour au lendemain son combat politique, pour déménager, seule, à la campagne et sa sœur a choisi le monde de l’entreprise. Seul son père, ancien maoïste chez qui elle retourne vivre, est resté fidèle à ses idéaux. En colère, déterminée, Angèle s’applique autant à essayer de changer le monde qu’à fuir les rencontres amoureuses. Que lui reste-t-il de la révolution, de ses transmissions, de ses rendez-vous ratés et de ses espoirs à construire ? Tantôt Don Quichotte, tantôt Bridget Jones, Angèle tente de trouver un équilibre…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h28
– Titre original : Tout ce qu’il me reste de la révolution
– Date de sortie : 06/02/2019
– Réalisateur : Judith Davis
– Scénariste : Judith Davis, Cecile Vargaftig
– Interprètes : Judith Davis, Malik Zidi, Claire Dumas, Melanie Bestel, Nadir Legrand, Mireille Perrier
– Photographie : Emilie Noblet
– Montage : Clemence Carre
– Musique : Julien Ome, Boris Boubil
– Costumes : Marta Rossi
– Décors : Aurore Casalis
– Producteur : Patrick Sobelman, Marine Arrighi de Casanova, Agat Films, Aspara Films
– Distributeur : UFO Distribution
LIENS
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PORTFOLIO
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