La ballade de Buster Scruggs : La review du film Netflix

Date : 21 / 11 / 2018 à 11h30
Sources :

Unification


La ballade de Buster Scruggs est une très bonne anthologie de courts métrages sur le Far West des frères Coen.

Ces derniers, dont le scénario du film vient d’être primé à la Mostra de Venise 2018, montrent à travers différentes séquences à la fois burlesques, poétiques et cruelles, la condition de vie des bandits, chercheurs d’or et plus ou moins honnêtes gens vivant dans l’Ouest américain du 19ème siècle. Ils signent aussi le montage de leur long métrage.

Ce sont donc 6 portraits qu’ils dressent sans complaisance, montrant la vie parfois très dure au cœur d’un pays attisant les passions, tant des malfrats, que des chasseurs d’or ou des indiens. Un lieu de violence et d’insécurité dans lequel les personnes essayent de survivre et de trouver un sen à leur vie.

La diversité des segments permet à chacun d’apprécier leurs histoires s’attachant plutôt à un personnage ou à un autre. Mais tous les récits bénéficient d’une mise en scène brillante et inspirée transformant chacune de ces rencontres en évènements plaisant.

On passe ainsi d’un humour mordant accompagnant un tueur chanteur et un voleur maladroit aux récits poignants d’un conteur handicapé ou d’une femme coincée dans une vie étriquée. La séquence de clôture accompagne parfaitement les destinées contrariées des personnes que l’on croise au fil des sketchs. Alors que l’inénarrable chasseur d’or, perdu au cœur d’une nature encore sauvage, apporte un peu de fraîcheur à un ensemble plutôt sombre, malgré un humour très noir prédominant.

Les acteurs sont tous formidables et campent une galerie de personnages bien diversifiés et attachants. Souvent à contre-rôle, ces derniers s’en donnent à cœur joie en incarnant des protagonistes hauts en couleur et particulièrement marquants.

Les superbes décors réalistes de Jess Gonchor et les très bons costumes de Mary Zophres apportent une grande touche de réalisme à cet étrange western sortant franchement de l’ordinaire et revisitant d’une façon vivace et originale un Far West parfois fantasmé et de temps en temps décrit crûment dans d’autres films.

La très bonne musique de Carter Burwell, associé à la superbe photographie de Bruno Delbonnel, apporte un beau cachet à une œuvre atypique faisant partie des grands crus des réalisateurs.

La ballade de Buster Scruggs est un film à sketches brillamment écrit et réalisé, présentant d’une façon originale la conquête de l’Ouest et la vie de certaines personnes en ces contrées encore peu civilisées. Caustique et méchants, burlesques et cruels, cette série de récits se laisse découvrir d’une traite et fait passer un formidable moment de cinéma en compagnie d’acteurs impeccables dans leurs rôles chatoyants et atypiques.

Étonnant et réussi.

SYNOPSIS

La ballade de Buster Scruggs est un western d’anthologie en six volets mettant en scène les légendes du Far West. Chaque chapitre est consacré à une histoire différente de l’Ouest américain.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 2 h 13
 Titre original : The Ballad of Buster Scruggs
 Date de sortie : 16/11/2018
 Réalisateur : Joel Coen, Ethan Coen
 Scénariste : Ethan Coen, Joel Coen
 Interprètes : Tim Blake Nelson, James Franco, Liam Neeson, David Krumholtz, Brendan Gleeson, Zoe Kazan, Harry Melling
 Photographie : Bruno Delbonnel
 Montage : Ethan Coen, Joel Coen
 Musique : Carter Burwell
 Costumes : Mary Zophres
 Décors : Jess Gonchor
 Producteur : Megan Ellison, Sue Naegle pour Annapurna TV, Mike Zoss Productions
 Distributeur : Netflix France

LIENS

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La ballade de Buster Scruggs


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