
Un des secrets de la vie
NuqneH !
Dans ma chronique 141, je vous parlais d’un grand poète Klingon : Br’Elh…
Je le relis régulièrement avec toujours autant d’émotion, car certaines phrases sont toujours pour moi sujets d’émerveillement. Comment avec de simples mots, banals et sans prétention, pouvait-il dépeindre si facilement les choses les plus belles ? Avec lui, tout devenait sujet d’émotion, occasion d’enchantement. Oui, d’enchantement, comme si une fée passait par là, répandre un philtre d’amour sur les autres, sur la vie, même et surtout lorsque celle-ci vous semble trop grise pour être bue.
Ces mots de tous les jours, qui dans la bouche d’un homme politique font triviaux et inspirent méfiances, sont ceux qui, sous la plume magique du poète, deviennent souffles de beauté et d’espoir.
"Alors, sans avoir rien, que la force d’aimer, vous aurez dans vos mains, amis, le monde entier…"
Combien de fois cette phrase qu’il a écrite m’a fait monter les larmes aux yeux. Combien de fois, je mis suis mis à trouver beau ce qui me semblait juste avant triste à mourir.
Les poètes sont le levain de l’humanité, le miel de la Terre. Ils sont l’espoir dans le cœur des plus pauvres, dans les plaies des blessés. Et ce fameux Br’Elh avait compris cela. Il le dit dans un de ses plus beaux textes : "Sur la place". Il parle d’une fille qui danse au soleil, sur une place à midi. Le refrain dit : " Ainsi certains jours paraît une flamme à nos yeux ; à l’église où j’allais, on l’appelait le Bon Dieu. L’amoureux l’appelle l’amour, le mendiant la charité, le soleil l’appelle le jour, et le brave homme la bonté.", puis il termine par " Ainsi certains jours paraît une flamme en nos cœurs ; mais nous ne voulons jamais laisser luire sa lueur. Nous nous bouchons les oreilles et nous nous voilons les yeux ; nous n’aimons point les réveils de notre cœur déjà vieux".
Merci à toi qui nous a donné la clé du bonheur, qui est d’apprendre à regarder toutes choses avec les yeux du cœur, avec le sens de la beauté. Où que sois maintenant, Br’Elh, sache que nous sommes tes débiteurs, car tu nous redonne l’espoir…
Je vais me coucher, maintenant, en paix avec moi-même et avec les autres, et c’est si bon…
Et comme disait Khaless : "Y yoyotte de la touffe, le gugusse, c’est-y Klingon, ça ? Il a oublié que le secret du bonheur, c’est la gloire de la bataille et l’honneur de la victoire ? Quoique…"
Qapla’
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