Burning : La critique

Date : 25 / 08 / 2018 à 11h00
Sources :

Unification


Burning est un bon film coréen adapté d’une nouvelle de Haruki Murakami, mais qui souffre de longueurs dans sa partie intermédiaire.

Cette hétérogénéité, qui fait décrocher après la première partie intéressante, est liée à la longue durée, 2 h 28, de l’œuvre. C’est d’autant plus dommage que le final est particulièrement captivant.

Un jeune homme devant retourner chez son père pour s’occuper de la ferme familiale va recroiser une amie d’enfance dont il va s’éprendre. Mais cette dernière va devenir la petite-amie d’un jeune homme très riche et ambigu et une étrange relation va s’instaurer entre ces trois protagonistes.

Le long métrage de Lee Chang-Dong, qu’il co-scénarise avec Jungmi Oh décrit avec précision la vie de certaines personnes vivant en bas de la société coréenne entre divers petits boulots et une vie plutôt monotone.

La caméra se focalise sur le jeune homme, très bien joué par Ah-In Yoo, et l’existence qu’il mène. Fait de non-dits et de suggestions, l’intrigue propose une interprétation ouverte, liée au ressenti de ce dernier. Ainsi, que l’on soit de son côté ou non convaincu, la fin reste très ouverte et n’apporte pas de certitude. Ce qui en fait d’ailleurs toute sa saveur.

Jong-seo Jeon est excellente en jeune fille vivant au jour le jour. Cette dernière apporte un charme certain à l’œuvre et les interactions qu’elle a avec les 2 autres comédiens fonctionnent à merveille. Quant à Steven Yeun, il est impeccable en homme riche aux passions étranges. L’acteur apporte une grande profondeur à son interprétation et en fait le protagoniste le plus intéressant du récit.

La réalisation de Lee Chang-Dong est bien menée. Les passages contemplatifs de la première partie brossent bien le portrait d’une société coréenne peu montrée au cinéma, en ce qui concerne les longs métrages arrivants en occident. L’œuvre vire progressivement au polar et réserve quelques rebondissements captivants.

La campagne coréenne est aussi mise à l’honneur avec la ferme du jeune homme et les petits chemins qu’il emprunte régulièrement. Le contraste entre ces terrains et la maison classieuse du riche protagoniste est encore plus grand. Elle renforce d’ailleurs les différences entre les jeunes gens, tant au niveau comportemental, que mental.

Burning est une œuvre atypique et intéressante se basant sur la psyché d’un trio étonnant et sur les comportements de ce dernier. Avec une belle photographie, une histoire intéressante, une réalisation propre et 3 acteurs intéressants, il est dommage que le film soit si long, ce qui en détourne l’attention. Le visionnage en vaut néanmoins le détour, ne serait que pour se plonger dans le microcosme des relations humaines.

Brûlant et réflexif.

SYNOPSIS

Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier, retrouve par hasard son ancienne voisine, Haemi, qui le séduit immédiatement. De retour d’un voyage à l’étranger, celle-ci revient cependant avec Ben, un garçon fortuné et mystérieux. Alors que s’instaure entre eux un troublant triangle amoureux, Ben révèle à Jongsu son étrange secret. Peu de temps après, Haemi disparaît…

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 2 h 28
 Titre original : Buh-Ning
 Date de sortie : 29/08/2018
 Réalisateur : Lee Chang-Dong
 Scénariste : Jungmi Oh, Chang-dong Lee d’après l’œuvre de Haruki Murakami
 Interprètes : Ah-In Yoo, Steven Yeun, Jong-seo Jeon, Soo-Kyung Kim, Seung-ho Choi, Sung-Keun Moon, Bok-gi Min, Soo-Jeong Lee
 Photographie : Kyung-pyo Hong
 Montage : Da-won Kim, Hyun Kim
 Musique : Mowg
 Costumes : Choong-yeon Lee
 Décors : Jum-hee Shin
 Producteur : Chang-dong Lee, Gwang-hee pour Pine House Film, NHK, Now Films
 Distributeur : Diaphana Distribution

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