Ozark : Review des premiers épisodes

Date : 24 / 07 / 2017 à 10h45
Sources :

Unification


Nous étions plutôt habitués à voir Jason Bateman dans le registre de la comédie, que ce soit en série avec la cultissime Arrested Development ou dans de nombreux films, pas forcément réussis d’ailleurs, aux noms évocateurs comme Comment tuer son Boss ou Joyeux bordel ! Et pourtant, après avoir lu le scénario d’Ozark, que l’on peut décrire comme un drame familial, il a eu un coup de foudre qui l’a poussé à produire son adaptation et à réaliser tous les épisodes. Malheureusement, comme cela aurait pris trop de temps sur son planning, il s’est restreint à ne réaliser que les deux premiers et les deux derniers épisodes de cette saison.

Ozark est donc centré sur un conseiller bancaire qui est amené à devoir blanchir rapidement une somme astronomique pour l’un des boss d’un cartel mexicain. Pour cela, il décide de s’exiler avec sa famille dans la région des lacs d’Orzac dans le Missouri.

Ce speech prometteur se met en place lors du premier épisode mené tambour battant. C’est l’occasion de découvrir Bateman dans un registre dramatique qui lui sied fort bien. Notons la présence de la talentueuse Laura Linney (formidable dans l’inoubliable série The Big C) dans le rôle de sa femme, ainsi que d’un casting au diapason.

La réalisation est relativement sobre et ne bénéficie d’effets de style particulier, du coup la focalisation du spectateur se fait sur la trame, qui bénéficie lors du premier épisode de nombreux rebondissements. Les deux épisodes qui suivent et que nous avons regardé se font plus calme, mais la noirceur ambiante installe une tension permanente qui permet de maintenir l’attention du spectateur.

Ozark s’avère en fait être l’histoire d’une chute, celle d’un homme, qui va entraîner à son insu sa famille avec lui. Face aux éléments cruels qui vont s’abattre sur eux, chacun va devoir faire front et puiser dans ses ressources pour résister. Le premier à devoir mobiliser ses ressources est bien entendu le père joué par Bateman, et on peut déjà s’étonner de ses capacité à s’adapter, se tirer de situations potentiellement fatales et à tirer profit de son environnement. Le lac d’Orzak et ses alentours étant marqué par la désaffection du tourisme, les commerces sont dans une précarité qui vont l’empêcher de blanchir rapidement l’argent qui lui a été confié. Quelles idées va t-il mettre en place pour accélerer les choses ?

L’argent qu’il doit blanchir va très vite susciter la convoitise et il va devoir âprement le protéger. Ainsi, une adolescente issue famille de rednecks va constituer une première menace sérieuse. Vive d’esprit, son opiniâtreté et surtout son côté peu scrupuleux font d’elle un personnage aux caractéristiques inédites qui ne manqueront pas de donner du fil à retordre au père de famille dans les épisodes à venir.

Vous l’aurez compris, sans forcément révolutionner le genre, Ozark s’avère être une série très agréable à regarder. Tout comme Breaking Bad avant elle, série à laquelle elle vous fera très certainement penser, on peut d’ores et déjà se demander si elle va oser s’affranchir du genre très balisé auquel elle appartient en proposant des transgressions à la fois narratives et stylistiques propres à marquer le spectateur. Le début en tout cas est prometteur et si elle arrive à nous surprendre comme elle le fait à quelques reprises dans cet entame de saison, nul doute qu’elle arrivera à se trouver une place de choix dans le cœur de nombreux spectateurs.

EPISODES

 Episodes : 1.01 -1.02 – 1.03
 Titres : Sucre d’orge – Le Blue Cat – Mon sommeil ruisselant
 Réalisateurs : Jason Bateman - Jason Bateman - Daniel Sackheim
 Scénariste : Bill Dubuque

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