Olmo et la mouette : La critique

Date : 27 / 08 / 2016 à 10h00
Sources :

Unification


Entre documentaire et fiction-réalité, il est bien difficile de classer Olmo et la mouette dans un registre précis.
Il est bien plus agréable de se laisser aller à ses sensations en visionnant cet objet cinématographique qui fait la part belle au théâtre et sublime l’instant, dans le quotidien d’une femme sensible et généreuse.
Car il faut bien de la générosité pour partager ainsi son intimité avec le public.

Certes, quelques points de mise en scène viennent ici et là nous rappeler qu’on est dans le discours, le récit d’une aventure humaine, évoquée par des comédiens...
Mais n’oublions pas qu’ils nous donnent en offrande un moment privilégié de leur existence : le couple va avoir un enfant. Et la préparation de cet évènement qui bouleverse leur vie, dans le cadre d’une autre préparation, celle d’un spectacle, avec toutes ses contraintes et ses sacrifices, devient une sorte de fiction qui interpelle le spectateur. Et pourrait bien finir par le séduire.

Issu d’une expérience, le projet a démarré sous les auspices de "la directrice du festival de Copenhague qui cherchait des réalisateurs originaires d’Amérique Latine pour mettre en place des coproductions avec des cinéastes danois", explique Petra Costa.

C’est de cette manière qu’elle a lié connaissance avec Lea Glob qui raconte ainsi leur rencontre, "initiée effectivement par le Docs Lab du festival de cinéma documentaire de Copenhague" :

"Mon film de fin d’études parlait de mon père," précise-t-elle, " un sujet tragique proche de l’essai intimiste de Petra. C’est pourquoi on nous a mises en relation. Travailler avec Petra, qui est actrice, a été une expérience féconde. Tout comme travailler avec des acteurs capables de nous proposer différentes interprétations. Notre projet a gagné en profondeur et en complexité, devenant une réflexion sur le jeu et une double création : fabriquer un enfant et fabriquer un film."

Et l’ensemble est convaincant. On se pique de comprendre ce qui se passe entre ces deux êtres (presque trois) et on appréhende leur entourage sur un mode inhabituel, ma foi plutôt sympathique à suivre.

La facture est soignée : de belles images, bien photographiées, et cadrées avec audace. L’illustration sonore et musicale adéquate et travaillée, sans pesanteur. On sent tout à la fois le professionnalisme et la fibre artistique.

La technique est maîtrisée, l’esthétique en harmonie.
Du documentaire "haut de gamme".
Original et très intéressant.
A voir.


SYNOPSIS


Alors qu’ils répètent La Mouette de Tchekhov, Olivia et Serge découvrent qu’ils attendent un enfant. Olivia réalise alors que la frontière étroite entre sa propre vie et le rôle qu’elle doit jouer s’en trouve bouleversée.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE


 Durée du film : 1 h 25
Documentaire
 Titre original : Olmo and the seagull
 Date de sortie : 31 août 2016
 Réalisateurs : Petra Costa, Lea Glob
 Interprètes : Olivia Corsini, Serge Nicolaï, Arman Saribekyan, Sylvain Jailloux, Francis Ressort, Shaghayegh Beheshti, Martha Kiss Perrone, Marjolaine Larranaga-Avila, Elaine Méric
 Photographie : Muhammed Hamdy
 Montage : Tina Baz, Marina Meliande
 Musique : Adam Taylor
 Producteur : Zentropa Productions, Buscavida Filmes, O Som E A Furia, Epicentre Films
 Distributeur : Epicentre Films

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Olmo et la mouette


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