Marseille : Review saison 1

Date : 11 / 05 / 2016 à 12h25
Sources :

Unification France


Netflix a diffusé il y a quelques jours sa première série produite en France. Présentée comme un House of Cards à la française, on est très loin du compte.

De mémoire, je n’ai jamais eu autant de mal à regarder une série ; il a vraiment fallu que je me fasse violence pour regarder les huit épisodes. Car c’est une des choses que je ’reproche’ à des plateformes comme Netflix, l’intégralité de la saison est disponible d’un coup, ce qui n’est pas franchement ma manière d’envisager le huitième art.
Mais comme on dit, il faut vivre avec son temps.

Que nous promettait Marseille ?
La lutte entre Robert Taro (Gérard Depardieu), maire de Marseille depuis 20 ans et Lucas Barres (Benoit Magimel) pour les prochaines élections municipales. De protégé, Barres passe à rival aux dents longues qui veut ravir la mairie à son ancien mentor.

Si on prend l’arc scénariste général de la série, on a à peu près ce pour quoi on a signé.
Mais au fur et à mesure que l’on visionne les épisodes, l’intrigue se mue en soap opera sexiste et violent au scénario abracadabrantesque.

Pour tenir la distance, quand une série se résume à un mano à mano, il faut deux têtes d’affiche imposantes. Il faut des ’présences’.
Si Depardieu arrive à donner le change sur la majorité de ses scènes, on ne peut pas en dire autant de Magimel. Son interprétation de Barrès se résume à une expression : un visage de cire digne du musée de Madame Tussauds doublé d’une myopie.

Pour les personnages ’secondaires’, on n’est pas vraiment mieux lotis.

Autour de Taro gravitent principalement sa femme Rachel (Géraldine Pailhas) sa fille Julia (Stéphane Caillard). Cette dernière a un métier qu’elle n’exerce pas, de quoi relancer la polémique des emplois fictifs pour les enfants de copain.

Autour de Barrès, c’est son équipe de campagne qui interagit le plus avec lui. Parmi eux, Barbara (Carolina Jurczak), la meilleure amie de Julia et assistante personnelle du candidat.

Marseille est parsemée de scènes de cul qui n’apportent absolument rien à l’intrigue et font passer les femmes pour des arrivistes qui ne peuvent obtenir un poste qu’en couchant. En 2016, on hallucine de voir ce genre d’idées matérialisées à l’écran.

On hallucine également de certaines répliques (une femme est lesbienne jusqu’à ce qu’elle rencontre le ’bon’ mec), des poncifs (la fille tiraillée entre deux mecs, les petits arrangements entre amis en coulisses, les manigances électorales), des caricatures (la mafia marseillaise) et de la violence gratuite (qui apparemment n’existait pas avant le pilote) utilisés à longueur d’épisode.
Il n’y a pas vraiment de surprises dans le scénario, on voit la majorité des twists arriver à des kilomètres.

Le générique est agaçant (à la limite on préfère celui de fin qui reprend un air connu pour coller à ce qu’on a pu voir dans l’épisode), les mouvements de caméra donnent plus la nausée qu’un sentiment d’action et une grande partie des scènes est surexposée.

Barrès prendra-t-il la mairie de Marseille à Taro ?
Très franchement, quand on arrive au bout des huit épisodes, on se fiche royalement de l’issue de leur ’combat’.
On est juste soulagé que ce soit terminé ... enfin !

ÉPISODES

  • 1x01 - 20 ans
  • 1x02 - Homme de paille
  • 1x03 - Crocodile
  • 1x04 - Intox
  • 1x05 - Face à face
  • 1x06 - Liberté, égalité, sans pitié
  • 1x07 - A voté
  • 1x08 - La lutte finale
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