10 Cloverfield Lane : La critique garantie sans spoilers
La première bande-annonce très « Lostienne » de Cloverfield 10 Lane est apparue sur le web à la mi-janvier, soit deux mois seulement avant la sortie prévue pour le film. Pour tous les fans de J. J. Abrams, à peine remis de leur escapade mi-figue mi-raisin dans une galaxie lointaine, très lointaine, elle annonçait en tout cas le retour du réalisateur, ici producteur, vers son genre de prédilection : le fantastique. Autre surprise révélée dans la bande-annonce, le fait que le titre du film comporte le terme Cloverfield. Pour rappel Cloverfield sorti en 2008, était un croisement entre le film de kaijū dont font partie Godzilla ou Pacific Rim par exemple et le found footage comme le fameux Projet Blair Witch. C’était également le premier film réalisé par Matt Reeves, qui a depuis mis en scène de façon assez brillante La Planète des singes - l’affrontement et Laissez-moi entrer un remake du film suédois Morse. Alors que certains films (qui a dit Batman V Superman ?) multiplient les bandes-annonces pour susciter le désir, Cloverfield 10 Lane n’aura eu besoin que d’une seule pour susciter chez beaucoup une envie folle de découvrir le film.
Alors Cloverfield 10 Lane est-il la suite de Cloverfield ou un spin-off situé dans le même univers ? Le savoir n’empêchera de toute façon pas les spectateurs d’apprécier cette version 10 Lane, orientée thriller en huis-clos avec quelques accents horrifiques. Quoiqu’il en soit, la filiation du film avec Cloverfield n’est qu’une des nombreuses interrogations parmi tant d’autres qui viendra à l’esprit des spectateurs en regardant le film. C’est d’ailleurs une de grandes forces de Cloverfield 10 Lane que d’arriver à susciter l’intérêt du spectateur à travers les questions successives que l’avancée de l’intrigue amène dans son esprit. C’est un vrai plaisir que d’essayer tout au long de l’histoire de dénouer le vrai du faux et de tenter de deviner quels sont les véritables enjeux.
Le film est porté par des acteurs au sommet de leur art. La sublime Mary Elizabeth Winstead (The Thing, Boulevard de la mort) dont la qualité de la filmographie est jusqu’à présent assez inégale, trouve enfin un rôle de premier plan pour exprimer tout son talent. John Goodman nous rappelle, si cela était encore nécessaire, à quel point il est talentueux. La qualité extraordinaire de son interprétation apporte au film toute l’ambiguïté nécessaire pour que l’on reste accroché à nos sièges.
Le film est très bien écrit et suffisamment rythmé pour maintenir notre attention. En outre, la mise en scène inventive parvient à maintenir une pression constante chez le spectateur. Courage à tous les téméraires qui essaieront de deviner le dénouement de l’intrigue : ils risquent fort bien de ne pas être au bout de leurs surprises, tant les monstres peuvent avoir plusieurs visages, pour reprendre l’accroche que l’on peut lire sur l’affiche du film.
Pour son premier long métrage, Dan Trachtenberg a plutôt bien réussi son coup et fait dorénavant partie des jeunes réalisateurs à suivre pour les années à venir. On peut reprocher au film quelques longueurs et un acte final un poil trop long (mais nécessaire pour la compréhension globale de la mythologie). Cette proposition filmique plus chiadée et rafraîchissante que la moyenne des films proposés au grand public mérite grandement votre attention et ne manquera pas de réveiller chez vous certaines peurs. Un excellent moment de cinéma à voir rapidement... Pour éviter d’être spoilé !
SYNOPSIS
Une jeune femme se réveille dans une cave après un accident de voiture. Ne sachant pas comment elle a atterri dans cet endroit, elle pense tout d’abord avoir été kidnappée. Son gardien tente de la rassurer en lui disant qu’il lui a sauvé la vie après une attaque chimique d’envergure. En l’absence de certitude, elle décide de s’échapper...
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 45
– Date de sortie : 16/03/2016
– Réalisateur : Dan Trachtenberg
– Scénaristes : Josh Campbell, Matthew Stuecken, Damien Chazell
– Interprètes : Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr.
– Photographie : Jeff Cutter
– Montage : Stefan Grube
– Musique : Bear McCreary
– Costumes : Meagan McLaughlin
– Décors : Michelle Marchand II, Kellie Jo Tinney
– Producteur : Bad Robot, Paramount Pictures, Spectrum Effects
– Distributeur : Paramount Pictures France
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