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NuqneH !
Une de mes fans G’HéG’Hé, fière guerrière au grand cœur me rendit récemment visite, un cadeau dans ses bagages. Bien que ce ne fût pas mon anniversaire, je l’acceptai. Dès lors, ce fut ma fête !!
Il s’agissait d’un B’eyB’eyh noir, une sorte de félin venu de la planète SanS’onh, sauvage comme pas un, bien que plutôt placide. Oui, je sais, vous allez me dire que ça ne va pas ensemble, mais la planète SanS’onh est un monde pour le moins inhabituel, merveilleux mais un rien déroutant. Pas étonnant donc que sa faune soit aussi quelque peu inhabituelle…
Dès son arrivée, l’animal a posé ses conditions, s’installant d’autorité n’importe où pourvu que ce soit un endroit où j’aie décidé de m’installer. S’étalant avec nonchalance, il doublait de volume, afin d’occuper le plus de place possible, afin d’être sûr qu’il ne me reste pas le plus petit interstice pour me poser moi-même…
Lorsque je voulus me sustenter, il grimpa à toute vitesse sur la table et engloutit d’une gueule vorace tout ce que je m’étais préparé, poussant le vice jusqu’à rajouter un peu de sel et de poivre et à arroser le tout d’un Cabh’Ernet SauV’hignon 2385…
Il pissa un peu partout, fit autre chose aux endroits restants, et installa de la mort aux rats ailleurs, arguant qu’un félin digne de ce nom devait exterminer les rongeurs et qu’il mettait un point d’honneur à remplir sa mission. Mais devait-il en mettre jusque dans mon dentifrice ?
Lorsque je commençai à me poser des questions sur ses motivations profondes, j’appris qu’il avait fait mettre mon Vort’cha à son nom et hypothéquer ma maison pour se payer des minettes. Je résolus alors de m’en séparer et lui annonçai la chose avec tout le courage dont j’étais capable, moi le fier guerrier invincible.
Ce fut alors qu’il me regarda en penchant la tête de côté, me regardant avec des yeux verts qui grandissaient à chaque minute, l’air intensément suppliant, tenant son chapeau à deux mains devant lui, en une attitude implorante qui me fit craquer…
Il resta.
Il est toujours là.
Quant à moi, je lui ai laissé la maison, j’ai déménagé, me suis racheté un vaisseau et tente de l’oublier.
Je ne pouvais pourtant plus cohabiter. Il avait définitivement pris mon lit !
Et comme disait Khaless : "Ch’est pas croyable, chat !"
Qapla’
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