Brooklyn : La critique

Date : 06 / 03 / 2016 à 12h42
Sources :

Unification


Brooklyn dans les années 50 était un lieu dans lequel la diaspora irlandaise s’installait aux États-Unis. C’est aussi l’un des lieux principaux de l’histoire de cette jeune femme décidée à avoir une vie meilleure que celle que son pays, peinant à se remettre de la deuxième guerre mondiale, lui réserve.

L’histoire se focalise donc sur une jeune femme discrète, volontaire et brillante, mais aussi sur les difficultés et les déchirements de la condition d’expatrié. Les deux pays seront tous deux présents sur l’ensemble du film et les liens qui les lient à l’héroïne seront subtilement représentés par les deux hommes de sa vie.

Car en plus d’une belle et passionnante tranche de vie d’hommes et de femmes simples des années 50, c’est aussi une magnifique histoire d’amour qui est décrite. Celle dans laquelle s’immiscent les liens du sang ainsi que ceux du cœur et de la raison.

La reconstitution des années 50 est très bien réalisée et le choix d’avoir voulu des costumes d’époque sobre et élégants portés par la classe ouvrière et moyenne permet de renforcer une histoire qui n’évoque pas, pour une fois, la classe la plus riche de la population de l’époque. D’ailleurs le contraste entre les tenues de l’Irlande, sobres et peu colorés, tranchent bien avec les tenues de prêt-à-porter américaine vives et chamarrées et rendent le contraste entre ces deux pays encore plus grand.

Mais si l’œuvre de Colm Tóibín est particulièrement bien adaptée par des réalisateurs, John Crowley et Paul Tsan, qui ont réussit une mise en scène discrète et très agréable, c’est l’interprétation de Saoirse Ronan dans la jeune Eilis qui force l’admiration.

L’actrice est franchement lumineuse tout le long du film et elle maîtrise à merveille la délicatesse du personnage, sa discrétion et son immense force intérieure. Elle réussit à capter l’attention dès son apparition et ne relâche le spectateur captivé que lors de l’apparition du générique. Il fallait vraiment son formidable talent pour ne jamais faire ressentir les deux heures d’un film dans lequel il n’y a pas vraiment d’action.

Et si de grands acteurs l’entourent et campent parfois des personnages truculents, il faut souligner les très belles performances d’Emory Cohen dans le rôle de son amoureux américain et de Domhnall Gleeson en soupirant irlandais. Les deux hommes sont non seulement justes mais aussi attachants et tout comme l’héroïne, il est bien difficile de choisir entre les deux.

Brooklyn est un très beau film sur les expatriés irlandais. Un sujet bien moins traité que les expatriés italiens ou chinois. Avoir choisi de mettre à l’honneur une femme qui se bat pour obtenir la vie qu’elle rêve est aussi très intéressant d’autant que la condition féminine à l’époque était plutôt un frein aux aspirations de grandeur, ces dernières ayant encore peu de droits. En plus d’une femme intelligente et attachante, l’œuvre se veut délicieusement romantique avec une très belle histoire d’amour qui devrait ravir les amateurs de romances non désuètes et trop sentimentales.

Avec une actrice en véritable état de grâce, une très belle reconstitution et une réalisation délicate qui permet de ressentir et de vivre le film, l’œuvre est une très belle réussite, poignante et apaisante.

Un beau spectacle vraiment agréable.

SYNOPSIS

Dans les années 50, attirée par la promesse d’un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays... Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays... et entre deux hommes.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 53
 Titre original : Brooklyn
 Date de sortie : 09/03/2016
 Réalisateur : John Crowley, Paul Tsan
 Scénariste : Nick Hornby d’après l’œuvre de Colm Tóibín
 Interprètes : Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson, Emory Cohen, Jim Broadbent, Julie Walters, Jessica Paré, Brid Brennan, Fiona Glascott
 Photographie : Yves Bélanger
 Montage : Jake Roberts
 Musique : Michael Brook
 Costumes : Odile Dicks-Mireaux
 Décors : François Seguin
 Producteur : Finola Dwyer, Amanda Posey pour Wildgaze Films, Parallel Film Productions, Item 7
 Distributeur : Twentieth Century Fox France

LIENS

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Brooklyn

© 20th Century Fox 2015


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