Cosmos : La critique

Date : 05 / 12 / 2015 à 13h00
Sources :

Unification


Cosmos est l’adaptation d’une nouvelle fragmentaire de Witold Gombrowicz. Le passage d’un livre à un film n’est pas toujours évidemment, mais je ne suis jamais rentrée dans ce dernier.

Les choix de mise en scène ne m’ont jamais accroché. Dès le début, voit un homme marcher sur un beau chemin bucolique au sein d’une nature verdoyante en déclamant m’a interpelé. En effet, assez rapidement le film se transforme en une sorte de pièce étrange en partie déclamée par ses acteurs. Et si le théâtre créée une certaine proximité avec le spectateur et peut entraîner plus facilement ce dernier au cœur d’une pièce surréaliste, la présence d’un écran distancie parfois trop pour adhérer à ce qui se passe à l’écran.

L’histoire est curieuse. On entre au sein d’une famille dysfonctionnelle qui utilise sa maison comme chambre d’hôte. Une galerie de personnage souvent haut en couleur se croise dans cette maison dans un huit clos, cœur parfois d’un insolite ballet. Les interactions entre les différents personnages entraînent de temps en temps le rire, si vous avez réussi à rentrer dans l’histoire. Quant aux éléments étranges qui ponctuent l’histoire, la réflexion parfois métaphasique autour de ces évènements m’a laissé indifférente.

Je n’ai pas non plus adhéré à la direction d’acteur. Cette dernière est certes précise, mais encore une fois, ce qui passe à l’écran, et qui emprunte surtout à l’art théâtral, ne m’a jamais convaincue et à continuer à me sortir encore plus d’un film qui est d’un abord difficile. Ainsi, les passages déclamatoires, quelque fois emprunt de folie, la propension du personnage joué par Sabine Azéma à se figer au milieu d’une de ses réplique, pour ne citer que quelques exemples, entraînent soit un décalage burlesque qui peut faire rire, soit un soupir fatigué selon la façon dont le spectateur ressent la scène.

Quant aux acteurs, ils sont justes tout en étant souvent outranciers, mais plus que le manque de talent qu’un excès espérerait faire disparaître, c’est clairement un choix délibéré sans doute inspiré par les directives du réalisateur.

La photographie est très belle et travaillée. Rien ne semble avoir été laissé au hasard et le choix des différents lieux sont bien trouvées. Cette nature surtout omniprésente dans la dernière partie du film, est très belle à contemplée.

La mise en scène est elle aussi d’une grande précision et toutes les différentes scènes s’emboîtent à la perfection. C’est du coup encore plus dommage de ne rien ressentir à la découverte d’un tel travail.

La musique est aussi très agréable. Elle n’est pas souvent présente dans le film, mais son apparition est toujours plaisante à écouter, d’autant qu’elle illustre souvent les très beaux paysages.

Je n’ai pas aimé Cosmos et ne peux pas le recommander. Mais clairement une partie du public avec qui j’ai partagé la projection est tombé sous le charme du film et a réussit à rentrer dedans. D’ailleurs, le réalisateur Andrzej Zulawski eu le prix de la mise en scène pour ce film au Festival international du film de Locarno.

A vous de voir si vous voulez découvrir le film.

SYNOPSIS

Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une boite de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours près de la mer et des montagnes, dans une pension dite de famille, où les accueille un moineau pendu dans la forêt, puis un bout de bois tout aussi pendu, puis une série de signes au plafond et dans le jardin, indiquant une volonté et une direction.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

– Durée du film : 1 h 43
– Titre original : Cosmos
– Date de sortie : 09/12/2015
– Réalisateur : Andrzej Zulawski
– Scénariste : Andrzej Zulawski d’après l’œuvre de Witold Gombrowicz
– Interprètes : Sabine Azéma, Jean-François Balmer, Jonathan Genet, Johan Libéreau, Victória Guerra, Clémentine Pons, Andy Gillet, Ricardo Pereira
– Photographie : André Szankowski
– Montage : Julia Gregory
– Musique : Andrzej Korzynski
– Costumes : Lucha d’Orey
– Décors : Paula Szabo
– Producteur : Paulo Branco pour Alfama Films
– Distributeur : Alfama Films

LIENS

– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB


Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.



 Charte des commentaires 


Verity : La critique
Digger : La critique
Aprile : La critique
Justin le Juste : La critique
Raison et sentiments : La critique
Star Trek : Une nouvelle série sur le modèle de TNG pour Terry Matalas
The Batman : Difficile d’intégrer le Chevalier noir de Robert (…)
Paul : La critique de la série
Day Drinker : Un acte de séduction parfait pour les fans de John Wick
Lioness : Nicole Kidman laisse entendre qu’une saison 4 est bien (…)
Verity : La critique
Nocturne : La bande annonce de la série adaptée de Lars Kepler
Reacher : La saison qui n’a jamais eu lieu à cause de Trump
Mary Poppins : Une série en préparation avec des éléments (…)
Netflix - Bandes annonces : 30 septembre 2026
Unification france est copyright (c) 1997 - 2026 Unification France. Tous droits réservés.