Everest : La critique
Moi qui ne suis pas spécialement fan de 3D, je la trouve ici parfaitement employée. Le rendu est phénoménal.
On s’y croirait !
Et c’est bien là tout l’intérêt du film. Nous emmener là où la grande majorité d’entre nous n’ira jamais. (Pour les quelques privilégiés qui connaissent déjà, il fera office d’album souvenir).
D’aucuns pourraient craindre de s’y ennuyer, objectant qu’il faut vraiment être passionné pour aller passer deux heures dans la montagne, suivre des fondus d’aventure, affronter ainsi l’hostilité des éléments.
C’est qu’ils ne seraient pas bien curieux.
En déroulant ainsi le calendrier des évènements, les auteurs font en somme "l’autopsie d’un désastre". En montrant l’avidité voire l’inconscience de certains participants, tant que d’organisateurs de voyages extrêmes, dans une contrée qui reste l’une des plus inaccessible du globe, ils remettent les choses en perspective. Et de perspective, le film n’en manque pas !
C’est une chance d’admirer un des plus beaux panoramas de la planète, en restant confortablement installé dans un fauteuil. Les images sont sublimes. La technique irréprochable. Lumière, son, sensations. Tout est à sa place et géré au quart de poil. Qui se hérisse, face au danger.
Et la menace ici relève moins de la Nature elle même que de sa mauvaise gestion.
Car l’aventure, fort bien interprétée, traitée quasiment comme un reportage (inspirée d’une histoire vraie), pose en plus les bonnes questions. En dénonçant la folie des hommes, leur cupidité, les amenant à prendre et faire prendre des risques aux autres, pour de mauvaises raisons, s’imaginant plus forts que les vents, la tempête et le froid. Leur stupidité, leur arrogance, qui les mènent à la mort. Tout ça pour quoi ?
La question est posée par un reporter venu vivre le défi. Pour la gloire. Pour un sentiment inégalable de puissance, à l’instant T. Celui où on atteint le sommet.
On est partagé entre colère et admiration face à un tel gâchis. Il faut en effet beaucoup de courage à certains, pour se porter au secours de ceux qui ne respectent pas les règles de prudence. Les conduisant à risquer leur propre vie.
Cela fait un beau spectacle. Mais il faut avouer que le sommet atteint ici est autant celui de la bêtise que de la bravoure. S’il y a une leçon à tirer de l’expérience, c’est le prix à payer pour dépasser ses propres limites et surtout le sacrifice qu’il impose à autrui. Et à cette altitude, ceux qui "ne manquent pas d’air" finissent par regretter de "bouffer l’oxygène" de tout le monde.
A cet égard, comme face à la magnificence des paysages...
Il y a de quoi vous couper le souffle !
Vertigineux.
SYNOPSIS
Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, EVEREST suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2h 02
– Titre original : Everest
– Date de sortie : 23 septembre 2015
– Réalisateur : Baltasar Kormákur
– Scénaristes : Simon Beaufoy, William Nicholson
– Interprètes : Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh Brolin
– Photographie : Salvatore Totino
– Montage : Mick Audsley
– Musique : Dario Marianelli
– Costumes : Guy Speranza
– Décors : Gary Freeman
– Producteurs : Cross Creek Pictures, Free State Pictures, Rvk Studios, Universal Pictures, Walden Media, Working Title Films, Chromakey-Hire.Com
– Distributeur : Universal Pictures International France
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