Cold in July : La critique
Cold in July est l’adaptation du livre éponyme de Joe R. Lansdale (Juillet de sang, traduit par Claro aux éditions Gallimard). Il s’agit d’un thriller bien plus malin et passionnant que ne laisse comprendre le résumé.
Le film diffère du livre tout en gardant le cœur de l’histoire et la personnalité des personnages. C’est d’ailleurs surtout dans le milieu de l’histoire que cette différence se creuse. En tout cas film comme livre sont plaisants à découvrir et c’est dans le livre que l’on trouvera la réponse à la seule énigme à laquelle le film ne répondra pas.
L’histoire est intéressante et non manichéenne. Si on suit le personnage principal qui est un tranquille père de famille, on n’en croise pas moins toute une galerie de personnages, certains fort truculents, qui nous font vivre une histoire bien plus profonde que celle à laquelle on aurait pu s’attendre.
C’est d’ailleurs la force des films qui adaptent des livres, en tout cas ceux qui les adaptent bien, que d’avoir un véritable scénario bien écrit et mené. Et quoiqu’on puisse en dire, un film avec un véritable scénario est toujours plus plaisant qu’un film qui nous en met plein les yeux mais ne laisse qu’un sentiment de vacuité lorsqu’il s’achève.
Le réalisateur, Jim Mickle, signe son premier film qui n’est pas de l’horreur. Si la réflexion autour de la réalisation de Cold in July s’est faite il y a quelques années, le réalisateur aura signé deux films avant de s’attaquer à ce thriller.
En tout cas, même si Stake Land (une histoire d’apocalypse vampire) et We Are What We Are étaient plaisants, Jim Mickle fait preuve d’une meilleure maitrise pour son dernier film qu’il contrôle parfaitement du début à la fin.
Le film permet aussi de retrouver Michael C. Hall sur grand écran. Ce dernier nous avait habitué à un sérial killer sympathique dans la série Dexter dans laquelle il avait le rôle titre. C’est donc un grand virage qu’il fait afin d’interpréter ce bon père de famille, homme gentil et tranquille dont la vie tourne au drame. Le moins que l’on puisse dire est qu’il est plus que convainquant et qu’il emmène le spectateur dans ses tribulations parfois improbables.
Sam Shepard en repris de justice et Don Johnson en enquêteur folklorique complètent un trio étonnant qui va vivre une aventure qui sort de l’ordinaire et fait parfois froid dans le dos.
De plus, la reconstitution de la fin des années 80 au fin fond du Texas est très bien faite tout en ne donnant jamais l’impression de voir un vieux film.
Cold in July est un très bon thriller qui parlera aussi bien aux amateurs de bonnes histoires qu’à ceux de policier malin. Le scénario, la reconstitution d’une époque révolue et la magistrale interprétation des acteurs en font un film bien plaisant à voir.
Malin, nerveux, parfois sanglant, mais toujours intelligent, un bon film pour finir l’année, ou la commencer, en beauté.
SYNOPSIS
1989. Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il est malgré lui entraîné dans un monde de corruption et de violence.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 49
– Titre original : Cold in July
– Date de sortie : 31/12/2014
– Réalisateur : Jim Mickle
– Scénariste : Jim Mickle, Nick Damici
– Interprètes : Michael C. Hall, Sam Shepard, Don Johnson, Vinessa Shaw, Nick Damici, Wyatt Russell, Brogan Hall, Lanny Flaherty
– Photographie : Ryan Samul
– Montage : John Paul Horstmann, Jim Mickle
– Musique : Jeff Grace, Joe Rudge
– Costumes : Elisabeth Vastola
– Décors : Russell Barnes
– Producteur : Adam Folk, Linda Moran, Marie Savare de Laitre, Rene Bastian pour Bullet Pictures, BSM Studio, Belladonna Prods.
– Distributeur : The Jokers / Le Pacte
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
PORTFOLIO
Les illustrations des articles sont Copyright © de leurs ayants droits. Tous droits réservés.














