Nebraska : La critique

Date : 29 / 03 / 2014 à 13h30
Sources :

Unification


SYNOPSIS


Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain..
Sa famille, inquiète de ce qu’elle perçoit comme le début d’une démence sénile, envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit.

Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville en déclin du Nebraska. C’est là que le père est né. Épaulé par son fils, le vieil homme retrace les souvenirs de son enfance.
Rassurez-vous, c’est une comédie !

NOTRE AVIS

« Tourné en noir et blanc à travers quatre états, le film reflète l’humeur et le rythme nonchalants de l’Amérique profonde. » revendique le réalisateur qui signe un film émouvant et drôle, à l’interprétation touchante et parfaitement maîtrisée.

Si Bruce Dern (dont je suis fan depuis toute petite et que je trouvais trop rare à l’écran ces derniers temps) a reçu le prix d’interprétation masculine à Cannes en 2013, ça n’est pas un hasard ! Cet "ancien méchant des années soixante-dix", dont les seconds rôles étaient souvent essentiels, passe ici au premier plan, avec brio. En nous livrant une belle palette de sentiments.
Et il faut saluer tout le reste de la distribution, qui mérite elle aussi, amplement les compliments.

La truculence de la maman, admirable second rôle, interprété avec talent par June Squibb, donne au film une note comique à laquelle on ne s’attend pas au début...

Tous les rôles derrière sont aussi importants et soignés. Tous les acteurs sont entrés dedans avec un visible plaisir, que ne manqueront pas de partager les spectateurs.

Le film est parfaitement équilibré, entre émotion et effets comiques, jamais appuyés, juste posés là, comme dans la vie. Des situations les plus pathétiques peuvent survenir des moments de grâce, qui sont ici peints avec un humour très particulier. Qui fait le bonheur du public.

Je ne saurais dire si le noir et blanc était nécessaire ou s’il apporte un vrai plus, ou si la couleur aurait changé quelque chose, mais le parti pris du réalisateur "ne gâche rien" comme on dit.
« Pour moi, il fallait faire le film en noir et blanc. » déclare-t-il, « C’était fondamental, autant que de trouver le bon casting. J’ai pensé au rendu du film avant tout. J’admire des réalisateurs comme Peter Bogdanovich, Spielberg, Scorsese, et Woody Allen qui ont tous fait des films en noir et blanc qui sont de pures merveilles. Je ne suis pas le premier réalisateur qui trouve l’inspiration dans le noir et blanc. »

Et c’est réussi. Payne parle à la fois à une génération qui, comme lui, a été habitué à regarder enfant des films à la télé, en noir et blanc, et aux plus jeunes qui devinent que cette nostalgie, loin de retirer quelque chose à l’histoire, la conforte au contraire dans une ambiance "à part".

Un film du coup très personnel. Qui ne ressemble à aucun autre. Parfait tant dans la mise en scène que dans l’interprétation et dont la photo profite d’un parti pris artistique singulier. Qui eut cru que le noir et blanc serait un jour ainsi utilisé pour rehausser la valeur d’un film ?

Excellent !

BANDE ANNONCE


NEBRASKA Bande-annonce par diaphana

FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 2 h 00
 Titre original : Nebraska
 Date de sortie : 2 avril 2014
 Réalisateur : Alexander Payne
 Scénariste : Bob Nelson
 Interprètes : Bruce Dern, Will Forte, June Squibb, Angela McEwan.
 Photographie : Phedon Papamichael
 Montage : Kevin Tent
 Musique : Mark Orton
 Costumes : Wendy Chuck
 Décors : J. Dennis Washington
 Producteur : BONA FIDE PRODUCTIONS
 Distributeur : Diaphana Distribution

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