
Le Prestige : Critique DVD
Synopsis :
Tout grand tour de magie comporte 3 actes :
1 - la Promesse : le magicien vous présente quelque chose d’ordinaire qui, bien sûr, est loin de l’être...
2 - le Tour : le magicien a le don de transformer une chose d’ordinaire en quelque chose d’extraordinaire... alors vous cherchez le secret... mais en vain... c’est pourquoi il existe un 3e acte...
3 - le Prestige : c’est celui des rebondissements imprévus... des choses que vous n’avez jamais vues...
Tirée du roman de Christopher PRIEST, l’un des meilleurs auteurs contemporains de SF & Fantastique, l’histoire se passe à Londres, au début du siècle dernier...
Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir. Une compétition amicale les oppose d’abord l’un à l’autre, mais l’émulation tourne vite à la jalousie, puis à la haine. Devenus de farouches ennemis, les deux rivaux vont s’efforcer de se détruire l’un l’autre en usant des plus noirs secrets de leur art. Cette obsession aura pour leur entourage des conséquences dramatiques...
Entre Batman Begins, et The Dark Knight (le prochain Batman) ce n’est donc pas à un super héros que Christopher Nolan consacre Le Prestige. Avec un casting de rêve (Christian Bale, Hugh Jackman, Scarlett Johansson, Andy Serkis, Michael Caine, David Bowie), il s’intéresse à deux hommes, deux prestidigitateurs à la recherche de tours inédits, se livrant ainsi un duel sans merci, une guerre cruelle et envoûtante sur la scène des « cabarets illusionnistes » de la fin de l’époque Victorienne.
Pour ce type de film, le DVD est le support idéal, car on peut y découvrir de nouvelles merveilles à chaque vision. Tout au long du film, le réalisateur alterne fausses pistes et chausse-trappes, et brouille ainsi les repères du spectateur qui veut cependant de toutes ses forces être « piégé ». Finalement, Nolan est aussi manipulateur que les personnages eux-mêmes. Et malgré tout, on se laisse prendre au jeu à chaque nouvelle projection... On retrouve dans ce film tous les éléments (manipulations, quête d’identité, machiavélisme…) si chers à Nolan et qu’il utilise dans la plupart de ses films.
C’est l’histoire d’une amitié qui se transforme peu à peu en rivalité sur fond de tours de passe-passe et d’illusions fantasmagoriques. La soif de pouvoir, de célébrité va conduire les deux hommes à s’affronter pour surpasser l’autre, faisant succéder finesse et tours de force dans une atmosphère alternant ombre et lumière, parfaitement rendue par la qualité de l’image DVD.
Dans son dernier tiers, le film bascule dans le fantastique et la science-fiction avec l’apparition du personnage de Mr Alley incarné par Andy Serkis (le Gollum du Seigneur des anneaux) qui mêle sérieux et drôlerie absurde (l’expérience sur le chat par exemple !). Mais c’est aussi pour cela qu’Unification ne pouvait pas ignorer cette œuvre. Hugh Jackman et Christian Bale sont excellents, en maniant le doute et l’ambiguïté pour emporter les spectateurs dans leurs délires émotionnels.
L’équipe de Batman Begins : On peut également s’amuser des retrouvailles entre Michael Caine et Christian Bale dans un registre bien différent. Mais le tournage du film a permis au réalisateur de retrouver aussi son équipe technique : Wally Pfister le directeur de la photographie, Nathan Crowley le chef décorateur, et Lee Smith le chef monteur.
Le film a permis à l’équipe de découvrir le milieu très fermé des magiciens. Christopher Nolan, a mené une étude très approfondie des magiciens de l’époque et Hugh Jackman qui incarne le magicien Robert Angier s’est documenté sur l’histoire de la magie. Quant à Christian Bale qui incarne Alfred Borden, il a suivi des cours de magie en s’entourant d’artistes contemporains et de deux consultants Ricky Jay et Michael Weber qui ont fait un boulot remarquable, réussissant à introduire Hugh et Christian dans une confrérie qui a le culte du secret, acceptant pourtant de leur enseigner le strict nécessaire sans trop dévoiler leurs secrets.
C’est dans le rôle de Nikola Tesla qu’on découvre David Bowie, chanteur de rock britannique, qui fait ici une composition étonnante. Le personnage de Tesla a réellement existé. On lui doit notamment la découverte du champ magnétique rotatif indispensable pour tout dispositif utilisant le courant alternatif, ainsi que la bobine de Tesla, engin à induction qu’on emploie couramment en radio. Christopher Nolan a choisi David Bowie pour son extravagance, considérant qu’il convenait tellement bien au personnage qu’on n’aurait pu imaginer personne d’autre.
Audio : Anglais - Français 5.1
Sous-titres : Français - Anglais - Hollandais - Danois - Finlandais - Norvégien - Suédois - Arabe
Bonus :
– Le carnet du scénariste : Le Prestige
– Le tour de main de Christopher Nolan : 5 reportages sur le making of
– L’art du film : Costumes et décor, les coulisses et galeries de photos
– Bande Annonce
Malgré quelques défauts, Le Prestige est une réussite de plus à ajouter au palmarès du prestigieux réalisateur. A voir absolument……….pour ceux qui ont eu la chance de le voir en salle et pour tous ceux, beaucoup plus nombreux, qui l’ont manqué l’an dernier.
Pour en savoir plus sur le film :
www.leprestige-lefilm.com
www.warnerbros.fr/theprestige/landing.html
Date de sortie Cinéma : 15 Novembre 2006
Date de sortie DVD : 8 juin 2007
Durée : 2h 08min.
Année de production : 2006
Titre original : The Prestige
Distribué par Warner Bros. France
Budget : 40 000 000 $
Box Office France : 193 166 entrées
© 2007 Warner Bros. Entertainment Inc. All rights reserved.
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