Beuarkkkkk ! (2ème partie)
NuqneH !
La dernière fois, je vous ai parlé de l’endroit abominable ou un certain morveux de ma famille m’avait forcé à manger… J’ai voulu me rattraper avec un ami, en allant me régaler dans un restaurant nettement plus haut de gamme…
Profitant du fait que ce compagnon était plein aux as et qu’il me devait un petit service, je me suis débrouillé pour me faire inviter dans l’endroit le plus chic de Risa.
Rarh’Tir, quel superbe endroit ! Outre les serveuses, plus belles les unes que les autres, dans des costumes plus que légers et suggestifs, l’or et le marbre semblaient pousser comme des plantes naturelles au milieu des hologrammes des plus merveilleux, représentant des scènes enregistrées sur les plus belles planètes de la Fédération – et d’ailleurs…
Les tables étaient superbes, les nappes en tissus holographiques dont les motifs changeaient sans cesse leur offrant un écrin inégalé. Tout était merveilleux et Khaless lui-même n’eût pu rêver plus beau cadre.
Puis vint la nourriture. Mon ami avait décidé de prendre le menu le plus cher, et je n’avais pas trop protesté… Lorsque je vis arriver un plat gigantesque couvert d’une cloche en métal, je me mis à tant saliver que je dus m’éponger précipitamment.
Mais lorsque le plat fut découvert… Aïe ! C’était beau, oui, superbe même… Les deux branches de légumes de 3 centimètres chacune étaient entrelacées avec le tout petit morceau de viande lui –même recouverte d’une superbe sauce violette avec des reflets dorés. Je pensai d’abord que c’était la maquette du vrai plat qui allait suivre, à échelle normale. Hélas non. C’était le plat lui-même et la portion pour deux…
La suite fut du même tonneau, même si pas moins de dix plats se sont succédés, tous plus artistement décorés, la totalité ne m’eut pas servi d’apéritif en période de cancer de l’estomac. Alors, pensez, nous devions partager cela en deux. L’ami m’expliqua que c’était ce que l’on appelait la nouvelle cuisine et que c’était le fin du fin !
Je pensai qu’avec ce que je venais d’avaler virtuellement, mon estomac était vide, et bien, lorsque je vis le chiffre de l’addition – heureusement réglée par mon camarade – je me rendis compte que j’aurais facilement put trouver au fond de mes tripes de quoi tout rendre à la cuisine !
A peine dehors, et dès que je fus seul, je me précipitai goulûment vers un kiosque à sandwiches et m’enfournai le plus gros que je pus trouver… avant d’aller digérer au lit !
Et comme disait Khaless : "La cuisine à l’huile, c’est plus difficile, mais c’est bien plus beau que la cuisine à l’eau"
Qapla’
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