
Mariage à l’anglaise : La critique
SYNOPSIS
Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent…
Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?
NOTRE AVIS
Primée au 16ème Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez, la première réalisation de Dan Mazer mérite amplement l’hommage. Voilà une comédie romantique à laquelle on a envie de donner bien plus d’une année !
(I Give it a year est le titre original.)
Produite par Working Title Films, giron des déjà très réussis Love Actually, Coup de Foudre à Notting Hill, et les Bridget Jones, on pouvait s’attendre à une telle réussite. Pour autant, Mazer, scénariste et producteur de comédies, collaborateur de Sacha Baron Cohen pour Borat, a décidé de prendre des risques et de "bousculer les traditionnels stéréotypes propres à la comédie romantique". Mariage à l’anglaise est selon lui "une réécriture des codes de la romcom britannique" et en prend un peu le contre pied.
C’est une belle trouvaille de "commencer par la fin" comme il dit. Le moment qui d’ordinaire est la conclusion de ce genre de film en est ici l’ouverture . Et le "beau mariage" de nos protagonistes va en effet se révéler très éloigné de la célèbre morale : "Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants"...
Nos pauvres héros vont avoir eux, "beaucoup de soucis"...
Mais même s’il fait volontairement voler en éclats "les lois du conte de fées", Mazer tient à son histoire d’amour. Il revendique l’aspect humoristique et décalé, mais aussi une certaine profondeur des sentiments.
Et si on dépasse l’aspect "grosse comédie" un peu grasse et grivoise, on devine une intention réellement romantique. Evidemment, on peut dire que le film ne brille pas par sa finesse... et alors ?
On s’amuse, on rit de bon coeur devant tant d’audace. Entre gags vaseux, plaisanteries salaces et situations scabreuses, on se demande à chaque minute, s’ils "vont oser" aller plus loin. Et... souvent, oui. Si loin, qu’on aurait même pas imaginé qu’une chute, si grotesque fusse-t-elle puisse encore être relevée par un nouvelle facétie.
Et c’est là qu’on se dit : "Ils sont très forts !". Je l’avoue humblement j’ai ri aux larmes. Cela fait un bien fou de se lâcher. Et ce film vous y invite sans retenue.
Une farce, dans le sens le plus théâtral du terme.
Ce serait injuste de prétendre que le succès repose uniquement sur les pitreries de comiques de compétition, comme Rafe Spall (Hot Fuzz) et Steve Merchant (Life’s Too Short ), pour qui le rôle de Danny a été écrit sur mesure.
Certes les acteurs s’en donnent à coeur joie, mais les personnages sont dessinés avec un brin de distance des schémas habituels.(Les belles familles sont à mourir).
Et les comédiens ont été judicieusement choisis. Tous des spécialistes du genre, à l’exception de Simon Baker (The Mentalist) parachuté là en "séducteur américain" ; dont le potentiel comique a pourtant sauté au yeux des auteurs, qui soulignent son "sens du rythme et de la comédie".
Quant aux "filles", premier ou second rôle, elle se payent le luxe d’être toutes drôles et sexy. Un troupe d’acteurs de grande qualité, entourée de professionnels efficaces à tous les postes. Pour un film qui se veut un peu du genre "foutraque", il est manifeste que le plus grand soin à été accordé à chaque détail, décors, costumes, mise en scène, illustration sonore, tout est rigoureusement calculé.
C’est bien écrit, et on frémit quand on pense que l’auteur s’est inspiré de sa propre vie et de celle de son entourage ... A l’évidence la caricature a du bon, et si cela a permis à Dan Mazer de "faire quelques ajustements dans son existence personnelle", tant mieux pour lui.
Quant à nous, nous en tirons un réel bénéfice. En sortant de la salle avec la banane !
Formidable !
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 37
– Date de sortie : 10 avril 2013
– Titre original : I give it a year
– Réalisateur, scénariste : Dan Mazer
– Acteurs : Rose Byrne, Rafe Spall, Simon Baker
– Directeur photo : Ben Davis
– Décors : Simon Elliott
– Costumes : Charlotte Walter
– Musique : Ilan Eshkeri
– Producteur : Working Title Films
– Distributeur : StudioCanal
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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