
Antiviral : La critique
SYNOPSIS
Interdit aux moins de 12 ans
La communion des fans avec leurs idoles ne connait plus de limites.
Syd March est employé d’une clinique spécialisée dans la vente et l’injection de virus ayant infecté des célébrités. Mais il vend aussi ces échantillons, pour son propre compte, à de puissantes organisations criminelles. Sa méthode pour déjouer les contrôles de la clinique : s’injecter les virus à lui-même...
Mais ce procédé va s’avérer doublement dangereux : porteur du germe mortel ayant contaminé la star Hannah Geist, Syd devient une cible pour les collectionneurs...
NOTRE AVIS
Ce n’est pas toujours facile de se faire un nom quand on est fils ou fille de… particulièrement quand on s’appelle Cronenberg. Il faut dire que les films de Papa David hantent tellement l’inconscient collectif des cinéphiles de la planète avec des œuvres aussi emblématiques que Vidéodrome, Le festin nu, Crash, Faux semblants ou encore Dead Zone et La mouche. Alors quand Fiston Brandon jure que son père ne l’a pas influencé pour son premier long métrage et qu’on découvre le sujet d’Antiviral, on ne peut s’empêcher de penser que les chiens ne font pas des chats…
Oublions donc cet héritage un instant pour se pencher sur ce premier film. J’ai toujours considéré qu’un bon film d’anticipation, c’était un film qui arrivait à retranscrire même en le détournant une problématique de l’époque de son tournage. Antiviral explore justement cette veine. Notre époque est celle de la télé réalité, celle de la célébrité du vide et du rien. Pas besoin d’être un bon acteur, un excellent musicien, un écrivain talentueux pour être connu et adulé. Il suffit d’avoir une belle gueule et d’être au bon endroit au bon moment. Brandon Cronenberg va jusqu’au bout de cette logique, celle qui verrait des fan(atique)s prêts à payer une fortune pour se faire inoculer la maladie d’une "star".
Non seulement l’idée de départ du film est excellente, mais loin de tourner à vide, le réalisateur la développe tout au long du film jusqu’à sa conclusion qui a postériori semble si logique. Côté mise en scène, Brandon Cronenberg nous propose des plans tantôt épurés tantôt oppressants, mais toujours impeccable dans leurs géométries. Cela rajoute de l’étrangeté au malsain, de la beauté au glauque.
La révélation du film est son interprète principal. Vous connaissez surement Caleb Landry Jones pour son rôle du mutant Hurleur dans X-Men le commencement. Il est dans Antiviral l’écrin parfait pour incarner le héros du film, voire même je dirais pour personnifier la maladie. Le reste du casting est impeccable et c’est toujours un plaisir de retrouver à l’écran Malcolm McDowell.
Antiviral est donc un film à conseiller à tous ceux qui aiment être bousculés au cinéma et qui veulent découvrir un cinéaste très prometteur.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 44
– Titre original : Antiviral
– Date de sortie : 13 février 2013
– Réalisateur : Brandon Cronenberg
– Scénariste : Brandon Cronenberg
– Interprètes : Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Malcolm McDowell et Douglas Smith
– Directeur photo : Karim Hussain
– Musique : E.C. Woodley
– Décors : Arvinder Grewal
– Costumes : Patrick Antosh
– Producteur : Niv Fichman pour Rhombus Media
– Distributeur : UFO Distribution
LIENS
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– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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