Comic Con’ Paris 2012 : Batman ne fait pas son âge

Date : 26 / 07 / 2012 à 20h15
Sources :

Source : Unification France


Période favorite de Batman ?
Yanick Paquette n’est pas un immense fan de comics, sa relation se résume aux graphs faits pour quatre épisodes (ndlr : Batman : The Return of Bruce Wayne #3 et Batman Inc.) mais il l’a lu étant jeune. Aucun épisode ne l’a fait flasher. Mais à y réfléchir, et suite aux propos de Tony Daniel, il cite Dark Knight Returns et Killing Joke (écrit par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland) pour le trait, les donnant comme piliers de la mythologie.
Pour Tony Daniel, c’est sans hésitation Dark Knight Returns de Franck Miller. Ces titres sont très spéciaux pour lui car il était très jeune (au début du lycée) et c’est ce qui lui a donné envie de faire carrière dans les comics. Il les relit souvent car ils tiennent une place particulière pour lui.

Le costume de Batman
Tony Daniel souligne que depuis le tout premier épisode, le fait que le costume ait été gardé signe qu’il était excellent dès le départ et qu’il n’y avait quasiment rien à changer.

Dessinateur favori ?
Tony Daniel : Neal Adams, Franck Miller et Alan Moore. Beaucoup d’artistes ont travaillé sur et contribué à la personnalité de Batman.
Yanick Paquette : Kelley Jones pour sa vision unique (représentation folle avec d’immenses oreilles, de grandes dents, une anatomie complètement déformée, un style très gothique & étrange). Au début de sa carrière, il a voulu reprendre ce style mais ça a fait scandale, c’était inacceptable ; il était bien trop jeune pour assumer cette legacy.

Tony Daniel a été à la fois dessinateur et scénariste & dessinateur de Batman. Cela change-t-il la perception du personnage ?
Oui, car la double casquette donne une incarnation bien plus personnelle. Il aime également être uniquement illustrateur car il travaille avec des artistes très talentueux.

Tony a créé l’arc Batman RIP qui est un relooking extrême du personnage. Comment s’est passée cette métamorphose ?
Il a adoré l’idée quand il en a entendu parler. La déchéance de Bruce Wayne/Batman et sa transformation en justicier très coloré était très fun à dessiner.

Comment Yanick Paquette s’est-il retrouvé à travailler sur Batman Inc. ?
Il travaillait chez Marvel, Grant (ndlr : Morrison) lui a demandé de venir chez DC pour un projet qui n’avait rien à voir avec Batman, et qui ne c’est d’ailleurs toujours pas réalisé (peut-être l’an prochain ?).
Début 2011, Grant Morrisson devait faire le retour de Bruce Wayne, ramener Batman des morts & des profondeurs du temps, faire Batman & Robin, un truc avec Finch puis Batman Inc (le dernier volet d’une immense trame).
Yanick ne peut pas travailler sur le format mensuel car beaucoup trop rapide. Il s’est donc entendu avec eux pour travailler sur les premiers numéros.
Quand il travaille sur des comics, il essaie de trouver un angle qui correspond à ses aspirations d’adulte.
Batman Inc est très dense, très compact.
Grant donne le script avec des dialogues incomplets, une sorte de premier jet non abouti. Il y a beaucoup de travail de "rapiéçage". Il laisse une grande marge de manœuvre aux illustrateur ce qui les fait aller dans des directions non prévues.
Avant la publication, Grant reprend tout et fait tous les lettrages.
Un tel script peu paraître quelque peu "insécurisant" car il semble non fini, le produit évolue ainsi jusqu’à la dernière minute.

Tony Daniel sur la façon de tavailler de Grant
Le script fourni est à la fois très détaillé et très vague ce qui est très surprenant pour les nouveaux.
Le produit fini peut ainsi être très différent de ce qu’ils avaient reçu au début, presque une nouvelle histoire. Tony considère que cela permet de garder le fun du travail.
Grant met très vite à l’aise en encourageant les illustrateurs à ne pas se limiter à ce qu’on leur donne et à ne pas hésiter à apporter leur propre touche.

Yanick a travaillé sur les versions internationales de Batman. A-t-il reçu des directives ou avait-il carte blanche ?
Pour Yanick, Batman Inc. était l’occasion d’être respectueux des autres cultures, quelque chose qui manque parfois dans la BD américaine qui ne prend pas le temps de faire les recherches nécessaires. La majorité des comics se passe à New-York dans des villes très américanisées. Si l’histoire se déroule à Paris, la Tour Eiffel sera dans chacun des cadres.
Inc. lui a permis de faire voyager le lecteur et il voulait le faire de façon respectueuse et faire des Batman représentatifs des cultures.
L’important pour lui : le rendu culturel.

Tony Daniel va quitter l’univers Batman. Le départ est-il définitif ou reviendra-t-il un jour ?
Tony n’avait jamais pensé qu’il demanderait à quitter un personnage comme Batman, il attendait qu’ils le virent mais il a réalisé que ça n’arriverait jamais. Après cinq année avec un personnage qui fait partie de lui chaque jour, il est devenu difficile de lui apporter des choses nouvelles, de la fraîcheur.
Il veut y revenir mais il a besoin de quelques années à faire des choses différentes, à faire un break avec l’écriture ; il va se concentrer sur son art, les illustrations.
Il promet qu’il ne va pas disparaître de la circulation puisqu’il va travailler sur d’autres personnages très cool.

En bonus, l’avis de Yanick Paquette sur les films.


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