
Et hop, pital (4) !
NuqneH !
Et oui, retour à l’hôpital ! Les batailles n’ont pas eu raison du fier guerrier que j’étais, alors que la maladie, sombre maléfice s’accrochant à mes basques, me poursuit avec la hargne d’un percepteur sur un contrôle fiscal.
C’est d’un sordide !
Mais en même temps instructif.
Entre autres, je me suis interrogé sur la souffrance et la façon d’y répondre, tant de la part du malade que du personnel soignant. Et même de la part des amis.
Tout d’abord, à moins d’être maso, la douleur, on s’en passerait bien. On ne peut l’éviter, mais il n’y a aucune honte à s’en plaindre ni à tenter de s’y soustraire.
Ensuite, il faut différencier la douleur physique pure de son impact moral. Une douleur que l’on sait durer un laps de temps précis, dont on connaît la cause est bien plus facile à supporter que celle dont on ignore la durée et la cause.
Par exemple, je préfère avoir un douleur bien nette que je sais causée par un coup de Bat’leth dans la cafetière, et pour laquelle le toubib me dit que ça fera mal pendant un mois, que la souffrance dont on ne sait d’où elle vient (indigestion, cancer, furoncle, tumeur, rhume ou infarctus…), et le temps qu’elle va durer (un mois, deux heures, le reste de la vie…).
Dans le dernier cas l’incertitude, et son angoisse fournie avec, multiplie l’inconfort. Alors…
Messieurs les soignants, sachez – quand vous le pouvez – être honnête avec le malade et lui parler, l’informer, car de patient, il pourrait bien devenir impatient et vous voler dans le stéthoscope !
Savoir aussi se mettre un peu à sa place, et ne pas lui imposer des choses peu agréables sous prétexte que c’est la règle du service. Il est déjà assez mal à l’aise d’être en position de dépendance, loin de chez lui et de ses habitudes, ne lui rajoutez pas l’humiliation de le traiter comme un enfant sale et pas sage…
Votre travail n’est pas facile, certes, et mal reconnu, mal payé. Mais ce n’est pas la faute du malade. C’est toute l’organisation qu’il faut revoir.
De même, les directions d’hôpitaux devraient un plus écouter les malades et le personnel en contact direct avec le "patient" pour tenter d’améliorer sans cesse la prise en charge. Et cela n’occasionnerait pas forcément plus de frais…
Et comme je n’ai pu bien dormir pendant ces 15 jours, je vais me précipiter dans mon dodo joli et moelleux.
Et comme disait Khaless : "L’aurait pas pu y rester… Qu’on soit débarrassés de lui…"
Qapla’
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