
Attention aux excès (2)
NuqneH !
La dernière fois, je vous ai parlé des riches qui exhibaient sans la moindre honte leurs millions sous le nez de ceux qui manquent de tout. Aujourd’hui, je vais vous parler de la seconde catégorie…
D’abord une petite histoire.
Lors d’un de mes voyages, j’ai eu l’occasion, sur une planète qui venait de subir une guerre dévastatrice, d’apporter une modeste aide de l’Empire, à titre privé.
Comme toujours dans ces cas-là, la majeure partie de la population des gens simples avait le plus pâti des combats. Les puissants, planqués dans leurs forteresses, avaient peu perdu.
L’aide se faisait comme elle pouvait. Les blessés étaient soignés par des gens qui ne comptaient pas leur temps ni leurs efforts et les autres tentaient d’aider ceux qui étaient le plus touchés matériellement.
Une collecte ayant été organisée pour ceux qui n’avaient plus rien, je vis deux personnes arriver l’une après l’autre. La première, parée de ses plus beaux atours, lâcha ostensiblement une petite volaille dans le sac. La seconde, manifestement de bien plus pauvre extraction, elle-même touchée par le dénuement, donna un sac plein et lourd. Elle avait probablement partagé le peu qui lui restait avec ceux qui avaient tout perdu.
A de nombreuses reprises, je fus hébergé au cours de mes voyages, chez des gens simples et peu argentés. A chaque fois, le simple et modeste voyageur que j’étais était traité avec tout le respect possible, les petits plats mis dans les grands, les réserves entamées. La Terre ne fit pas exception.
Oui, cette pauvreté ouvre les cœurs. Je ne la vante pas, bien sûr. Je souhaite à tous aise et confort, mais j’ai compris que les richesses finissent toujours par devenir un obstacle insurmontable entre le vrai monde et vous.
"On ne voit bien qu’avec le cœur", et ce cœur doit pouvoir garder un contact avec l’amour de l’autre, par la simplicité et la modestie.
Je sais, je joue encore les sermonneurs ! Mais je m’adresse autant à moi-même qu’aux autres. Je suis bien conscient que je suis le premier à devoir m’ouvrir l’âme à ces principes que je prône avec impudeur. Mais je me dois de le dire, car je n’ai pas le droit de cacher ce que je découvre.
C’est mon combat de Klingon !
Que ceux qui ont un cœur, qu’ils comprennent ! Moi, j’ai un lit, et je l’ai compris…
Et comme disait Khaless : "Un jour, y s’en relèvera plus, de son lit !…"
Qapla’
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