
De quoi vais-je parler ?
NuqneH !
Tout d’abord, pour ceux qui se rongeaient les phalanges jusqu’à l’os, voici la réponse des initiales de ma chronique précédente : VH (Victor Hugo), JP (Jacques Prévert), IA (Isaac Asimov), et JV (Jack Vance). Rien de bien méchant.
Bon, de quoi vais-je vous parler, vous qui êtes chaque semaine suspendus à ma plume comme des oisillons attendant la becquée de leur père. Je ne puis vous laisser ainsi affamés de textes sublimes et inégalables (en bêtise ou en génie, je vous laisse décider).
Vous abreuverai-je de ces délires qui me viennent comme une envie naturelle à satisfaire, une déjection intellectuelle nécessaire, une expectoration mentale indispensable ?…
Vous assénerai-je une de ces pensées réflectives qui repoussent toujours plus loin les frontières de la sagesse, me transformant ainsi en gourou (doux-doux) de la philosophie Klingono-décono-déliro-psychozoïdale ?
Vous imposerai-je un de ces coups de gueule autoritaires et rageurs ayant oubliés toute notion de tolérance ou vous ferai-je au contraire partager ces coups de cœur qui m’exaltent le corgnolon à m’en faire péter la sous-ventrière ?
J’hésite, je penche tantôt pour l’un, puis pour l’autre… Je me tâte (ce qui n’a rien a voir avec un quelconque plaisir solitaire), je me teste…
N’ai-je pas déjà trop abusé de votre gentillesse et de votre patience ? Ne devrai-je pas cesser ces turpitudes qui ne me rapportent pas le moindre brouzouf, si ce n’est qu’il m’évite hebdomadairement la dépense somptuaire d’un psychanalyste plus ou moins efficace en rapport avec le trou pharamineux de la Sécurité Sociale ?
Bien sûr, je devine votre détresse à l’idée que je puisse abandonner, mais ce serait pour votre bien… J’hésite.
Mais non, je continuerai vaille que vaille, et même après ma mort, à vous distiller ces petits chef d’œuvre qui vous rendent moins amère… Moi, si talentueux, si génial, si humble…
Je me dois de continuer et de vous aider à survivre dans ce monde si inhumain. Je poursuivrai donc cette œuvre de santé publique !
Mais de quoi vous parlerai-je donc aujourd’hui ?
Oh, je viens de voir que j’étais en fin de Chronique, ce sera donc pour la semaine prochaine, désolé…
Il est temps pour moi de rejoindre ce lit dont je vous parle depuis 305 chroniques et qui, lui aussi, m’accompagne fidèlement. Dodooooooooooo…..
Et comme disait Khaless : "Zut, quand je pense qu’il a pensé à arrêter ! Mais seulement pensé…"
Qapla’
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